jeudi 26 décembre 2019

Grèves de trêve à noël ?

 

« La trêve des confiseurs » initiée en 1874 sous la troisième république était censée mettre une pause entre la « guéguerre » des monarchistes contre les républicains. Le prétexte de mise en sommeil des débats et querelles avant les festivités de noël ne relevait déjà pas du manège enchanté des « Bisounours » mais plutôt de raisons bassement politiciennes.

Peu importe. L’illusion, réelle ou supposée, d’accalmie est restée dans les annales et dans notre inconscient collectif avec cette savoureuse dénomination aussi gourmande que pacifique.

Cette période d’accalmie s’est élargie pour les plus mal lotis du 1er novembre au 31 mars où les expulsions sommaires sont interdites, sauf exceptions. Et Dieu sait si les exceptions sont encore bien nombreuses.

Pour la plupart des français, croyants ou pas, la semaine qui mène de noël au 1er de l’an reste habituellement une douce parenthèse parfois enchantée, parfois désenchantée selon les cas, mais un moment suspendu, comme en apesanteur, entre deux mondes.

Cette année 2019 sera en la matière un « cas » à marquer d’une pierre blanche, dans la mesure où les voyageurs du rail ou de la route ne voyageront pas si tranquillement que d’habitude. Manquerait plus que les raffineries ne raffinent plus !

Certains « élus », toujours à la pointe des hautes responsabilités qui leur incombent dans des périodes aussi critiques, ne se posent pas de question , pour goûter aux douceurs marocaines . La plus sobre « douceur angevine » chère à du Bellay aurait sans doute mieux convenu à la conjoncture quelque peu « embouteillée » de fin d’année, mais au diable l’esprit de responsabilité ! L’heure est à sa trêve .

Manquerait plus que l’élue aux transports ne soit plus transportée !

samedi 14 décembre 2019

« Ce sont ceux qui en mangent le plus qui en parlent le moins » …

 Fameux slogan pour les frites « Mac machin » qui résumait, non sans humour pragmatique, la qualité du produit vanté !
Il pourrait s’appliquer à de nombreux domaines, à l’endroit comme à l’envers ! Style : «  Ce sont ceux qui en parlent le plus, qui en font le moins « , ou, « ceux qui en parlent le plus qui le sont le moins » .
Des exemples pléthoriques viennent à l’esprit grâce à une actualité riche en la matière . « Serrez-vous tous la ceinture, travaillez ad vitam eternam « , pendant que l’auteur de ces injonctions profite de mult avantages. Qui lui sont bien évidemment tous dus.
Ne sont-ce pas ceux qui dénoncent le plus le gaspillage, voire pire, la corruption , qui se découvrent un jour ou l’autre les plus touchés par les prétendus fléaux qu’ils dénoncent ?
Inutile de développer pour comprendre l’insincérité des propos.
L’heure actuelle de la mode psy est par exemple à la « bienveillance affichée, l’empathie, l’altruisme » etc …
« Faites le bien autour de vous, et Dieu ou quel-qu’autre vous le rendra au centuple » ! entend-on ici ou là sur les ondes en vogue. Que de vœux pieux distillés !
Ces mantras « bobos » répétés à gogo, à y regarder de plus près, sont bien souvent proférés par ceux-là mêmes qui sont le plus dénués de ces divines qualités ! Expérience vécue.
Peut-être se persuadent-ils que la méthode Couet atteindra un jour leur petite personne ? L’espoir fait vivre, et qui plus est, « Ca ne mange pas de pain  » , comme le dit la « vox populi » parfois emplie de bon sens.
Mon petit doigt me dit pourtant que ces prophéties bienveillantes n’engagent que ceux qui prétendent y croire. Bonne conscience oblige.
Pour d’autres, que la nature a dotés de qualités intrinsèquement enviables, nul besoin d’en rajouter.
Les faits parleront d’eux-mêmes. Le plus souvent dans l’ombre.

lundi 9 décembre 2019

La bonne étoile de Noël !

 

Décembre : à l’heure vespérale, l’étoile suspend son vol au dessus du vide minéral.

lundi 2 décembre 2019

De Bigorre à Bigorexie, késako ?

 Parmi toutes les innombrables addictions dont nous souffrons, et qui ont tendance à se démultiplier au fil des innovations technologiques, une, inconnue jusque là au bataillon, s’ajoute à ma petite réserve de vocabulaire : la bigorexie.
Que les habitants de Bigorre ne s’alarment pas outre mesure : ils ne sont pas à la source de cette pathologie enregistrée à l’Organisation Mondiale de la Santé. Quoique cette curieuse « affection » puisse évidemment les atteindre, comme tout un chacun.
Merci donc, en passant, à la chanteuse Nolwenn Leroy qui se désole de la bigorexie de son conjoint Arnaud Clément, depuis la naissance de leur progéniture !
En fait, les sportifs assidus vivraient ce « trop plein de sport  » comme tout à fait normal à leur équilibre ; ce serait plutôt leur compagne qui s’en plaindrait ; ainsi Arnaud Clément ou Bixente Lizarazu avouent simplement en souffrir, sans pouvoir vraiment y faire quoi que ce soit. Surf, plongée sous-marine, foot, etc, rien ne comble cet irrépressible besoin de mouvement.
Il s’agira pour eux d’apprendre à vivre avec et de réguler leurs compulsions irrépressibles à toujours aller plus loin et reculer leurs limites.
Rien à voir évidemment avec les accros du jeu, puisque en l’occurrence, les effets financiers collatéraux sont moindres.
L’accoutumance à l’adrénaline, la dopamine ou l’endorphine produite par le cerveau pousserait donc nos héros à ne plus pouvoir se passer de sport.
Parmi la longue liste des addictions, celle-ci serait la plus « sympathique », même si ces excès sont tout aussi dévastateurs.
A la base , sans doute, la recherche de ce « Flow » universel qui donne le sel à la vie et que les chercheurs n’hésitent pas à analyser sous toutes les coutures. Mais la pulsion scopique des chercheurs ne relève-t-elle pas tout autant de ce « Flow » ?
A quand l’association des chercheurs de « bigorexes anonymes » ?


jeudi 28 novembre 2019

"NOIR C' EST NOIR" ?

Chouette alors, nous voici à la veille du "Blackfriday" , jour " j "de la course à la conso tous azimuts.
The " D " Day annoncé sur toutes les ondes, sauf celles en grève, évidemment .
Avec cet aval béni des dieux de la consommation, nous voilà déculpabilisés. Faites chauffer à bloc la carte bleue qui n'aura pas à rougir, cette fois-ci, de ses folies.
Mais c'est sans compter l'alternative possible, susceptible d'apporter l'espoir ?
Vert est sa couleur !
Pour résumer, vendredi 29 novembre, la ménagère de plus de cinquante ans et tous ses fans, peuvent au choix passer du noir ou au vert .
"Greenday" or "Black friday" : passer au vert serait-il la solution la plus prudente ?
Ces deux  prétendues bienveillantes injonctions nationales nous feront donc balancer entre impulsions consuméristes revendiquées et assumées et consumérisme sélectif, en pleine conscience.
N'oublions pas tout de même la grande majorité silencieuse, encore capable de ne pas céder aux sirènes de la bonne conscience affichée : les "abstentionnistes" de la consommation auront aussi leur compte ce jour : et pour eux, pourquoi ne pas inventer  le nouveau  "white friday" ?
Pour autres autistes volontaires ou pas, qui poursuivront leur petit bonhomme de chemin comme si de rien n'était, pourquoi ne pas créer, tant qu'à faire,"the indigo's Friday" ?
Mais bien sûr, comment ne pas y avoir penser plus tôt ? Pourquoi tant d’anglicismes ? La langue française n'est sûrement pas assez riche pour donner la couleur ? 
Si, dans un immense élan de simplicité, nous revenions à l'étymologie -anglo-saxonne, certes- du vendredi : Free ?
 "Free day" pour tous ! A chacun d'en faire à sa guise, sans injonctions.
Car avec la journée de la bienveillance, la journée de la femme, la journée des droits de l'enfant, la journée des saints, la journée des morts, la journée du don du sang, la journée de la terre, la journée de l'environnement, la journée des Tartampions, nous finissons par ne plus savoir à quel "saint"nous vouer ?
Et vive le nouveau  "free day, duty free" de l'année, un des rares sur les 365 où l'on ne nous dirait pas ce qui est bon de faire ou pas, que ce soit en français ou  en english. Même si les français sont encore des "veaux",  pour ceux qui ont de la mémoire .
Couleur annoncée : la transparence ?

Seul HIC, cher à notre blog, "soyez libre, ou soyez naturel", n'est -ce pas déjà là une injonction paradoxale ?

A moins que ce nouveau "free day" ainsi réinventé, ne devienne la journée de tous les paradoxes.

"The paradoxal day  for the D day tomorrow"?

Une idée qui ne devrait pas déplaire à son grand expert en chef : notre fort  juvénil Président .


jeudi 21 novembre 2019

Eblouissant Jean-Pierre DAROUSSIN !

Qui l'eût cru ? Jean-Pierre Daroussin en "berger" de brebis égarées ou pas !
A Angoulême, il est le prêtre d'une petite communauté chrétienne rebaptisée par la réalisatrice qui retrace son histoire d'embrigadement chrétien intégriste,  la "Colombe".
Sarah SUCO, a vécu une dixaine d'année avec sa famille dans une communauté chrétienne quasi intégriste dont elle dépeint le lent processus d'emprise mentale sur toute une famille.
Camille, surnommée Mère Thérèsa,  du haut de ses douze ans et de sa place d'aînée de la fratrie, a une passion et un don pour le cirque ! Faire le clown est son "dada" !
 C'est sans compter la pesante injonction maternelle à qui l'on a promis un poste de comptable dans la communauté "La Colombe". Pour  "réparer"  en quelque sorte sa mère, il lui est demandé de s'effacer  en abandonnant ses entraînements circassiens, pour entrer dans un monde fraternel où le partage et l'amour de son prochain sont mis en exergue.
Durant la longue et douloureuse descente aux enfers des quatre enfants dans cette communauté, les parents, quant à eux semblent obnubilés par leur "ascension pseudo spirituelle" . Entre  retraites à Paray- le- Monial et autres rituels frisant ceux de sectes, Camille Cottin, ( que l'on avait vue dans " Connasse " ou " 10 % ) répare à sa manière ses blessures d'enfance avec un Jean -Piere Daroussin, imposant directeur de conscience !
La vie interne de la communauté affichant les meilleures intentions du monde est décrite de l'intérieur, avec séances de pardons collectifs, transes d'exorcismes et autres joyeusetés.
Au fil du temps, Camille ouvre de plus en plus les yeux, surtout grâce à l'amour d'un "grand" de terminale qui veut l'arracher à ce fatal destin.
Un film qui atteste parfaitement la maxime : "l'enfer est toujours pavé des meilleures intentions ".
Sortie au moment idoine de la semaine internationale des droits de l'enfant,à l'heure où l'on recense entre 50000 et 60000 enfants victimes de dérives sectaires.
Qu'elles soient d'ordre religieux ou autre. Avec souvent pignon sur rue et aval tacite de mairies peu regardantes !

dimanche 17 novembre 2019

J'accuse le "j'accuse" du "j'accuse" !

Roman Polansky avait-il besoin de cette incroyable publicité pour la sortie de son dernier film :
"J'accuse" de Zola ?
Les féministes de tous poils peuvent être fières de leur tapage, que ce soit à Rennes ou à Paris pour boycotter la sortie du film du grand maître de cinéma. Leur "j'accuse" du "j'accuse" pour cause de viols, pour la plupart prescrits, a-t-il quelconque "rapport" ( si j'ose dire ) avec l'oeuvre d'un des plus talentueux cinéastes au monde ?
Il arrive un moment où la prise de hauteur de vue s'impose ainsi que le recul nécessaire .
Mélanger les genres ne sert pas la cause ( souvent justifiée ) du combat des féministes remontées à bloc, mais qui font feu de tout bois.
De plus, leur "raccourci" en dit long sur leur manque flagrant de nuances avec tous les participants de ce film historique apparemment prometteur.
Même Nadine Trintignan, dont la fille a souffert mortellement des errements brutaux d'un chanteur bordelais au noir désir, défend Roman Polanski ! Et que dire de Catherine Deneuve qui prône la prescription et le droit à l'oubli ?
Il arrive un moment où la prise de hauteur doit permettre de distinguer créateur et création.
Les centaines de personnes qui ont participé au film, à commencer par Jean Dujardin ont-ils à pâtir des relents revanchards pour être injustement pris pour "tête de turc" ?
Il y a bien longtemps, et de nombreux exemples dans l'histoire l'attestent, que les œuvres ont l'immense avantage de transcender leurs auteurs, à commencer par Picasso .
Est-ce parce qu'il a mené un train d'enfer à sa famille proche, tel un vampire, que son fils s'est suicidé, que sa petite fille Marina a souffert le martyre enfant de son tyrannisme, sans parler de ses femmes éplorées, que ses tableaux sont interdits et ses musées fermés ?

Une publicité dont il pouvait se passer, compte tenu le talent  inestimable de Polanski !
Pour ma part, je me permets à ma  toute petite échelle d'accuser leur "j'accuse" anachronique et inapproprié, autant que peuvent l'être les viols prescrits. Droit de rédemption oblige.

Et vive Zola et son sens de l'équité !

vendredi 15 novembre 2019

De Lille à Saint-Quentin-la -Poterie.

Jour de marché dans la capitale internationale de la céramique et des potiers, avec timides rayons de novembre. Après la pluie, le beau temps, ou presque.
En remontant les ruelles typiques où les  divers artisans "artisonnent", arrêt  à l'improviste dans une petite échoppe qui ré-ouvrait ce jour, au 4, rue du Docteur Blanchard; avec pour sobre enseigne : " Mode, Arts, Event ".
Véritable caverne d'Ali Baba qui laisse libre place aux créateurs du cru.
Hélène Pierquet, jeune maman, émigrée de Lille, expose ( entre autre ) ses cartes postales personnelles qui mettent en valeur les couleurs locales.
Styliste de formation, elle laisse libre cours à son imaginaire et crée, avec la fantaisie  et la liberté propre aux autodidactes ses cartes postales ou photos, signées en bas à droite, de rouge "LN".
"Sans le soutien de mon papa, je n'aurais pas pu ouvrir ce petit espace, mais je rencontre un bon accueil local. Je voulais proposer autre chose ici que les traditionnelles poteries. Les créateurs louent l'espace pour un temps donné ici."
L'occasion de découvrir ici la collection de parfum créée par l'arrière-petite-fille de Guerlain, rencontrée à Paris : "Nicolaë " aux senteurs subtiles du Sud, déclinées sous plusieurs flagrances.
Prix abordables pour une collection somme toute assez confidentielle.
Une bonne adresse, à découvrir avant les fêtes, avec chaleur lilloise garantie  au rendez-vous.

Fermeture le dimanche et lundi.
06.83.27.51.93.
helene.pierquet@hotmail.fr
L'Atelier-Galerie Label LN.
4 rue du docteur Blanchard
30700 Saint Quentin

lundi 11 novembre 2019

" La Marseillaise " en canon ...

Le soleil pointait à peine le bout de son nez en passant dans les Alpilles.
Escale  dans un petit village qui annonçait son vide-grenier en ce jour férié à la gloire des Poilus.
Sur la place centrale, l'heure de la cérémonie sonnait : Elus écharpés, Porte-drapeaux, petits écoliers endimanchés se tenaient face au monument aux morts provençaux.
Un maître de cérémonie, sans doute très "improvisé",  écharpé lui aussi ,s'est maladroitement adressé au petit groupe d'écoliers avec un timide :
  - " Allez-y " ! ( L'histoire ne dit pas : où, quand, comment ? )
Et en avant, " La Marseillaise ", entonnée par des petites voix à peine audibles, un peu livrées à elles-mêmes.
En décalage, les porte-drapeaux ont voulu prêter " voix  plus forte ", avec un effet " canon " sans doute involontaire, mais garanti.
Drôle de Marseillaise, inter-générationnelle, sans chef d'orchestre attitré.
Le maire," provençalissime " , un brin débonnaire, a remercié tout ce petit monde à la Don Camillo ( sauf qu'en l'occurrence, le curé était absent ! ) en lançant un :
- " Qu'est-ce qu'il y a encore là, à remercier " ? avec revue des troupes vicinales.
Que nos vaillants poilus ne s'offusquent pas de cette Marseillaise fort peu... " militaire ".
Ce qui compte, c'est le verre du souvenir pris à l'unisson en salle de mairie, ambiance bon enfant assurée !

lundi 4 novembre 2019

Identité plurielle !

Changement d’appellation contrôlée pour ce blog qui fait peau neuve avant l'hiver, à défaut du printemps !

A l'instar des identités ( remarquables ou pas ! )  qui évoluent au fil de la vie, changent parfois de patronyme, volontairement ou pas, l'image de la mosaïque semble mieux correspondre aux réalités du moment.

L'identité fluctue, par les interactions diverses et variées, de tous horizons, et son édification n'est qu'une somme de strates successives.

Son unicité provient de l'agencement spécifique à chacun, de ces différentes pièces de puzzle.
D'où l'homophonie avec la mosaïque.

Le  "Hic" constituant parfois les grains de sable, de sel ou de folie qui redonnent des couleurs.

Le "Hic" comme un "caillou" dans la chaussure qui parfois gène, empêche d'avancer mais permet aussi de mieux se recentrer ; enfin ce drôle de "Hic" autorise parfois son contournement pour dépasser l'obstacle et découvrir autre chose. Ailleurs. Plus loin.
Là-bas, si j'y suis ?


mercredi 30 octobre 2019

MAGIC MIRRORS ?

La tête à l'envers
Création d'Anne-Marie Simon. Bordeaux.
Dans le miroir magique ?
Traversée du miroir
A l'envers, la tête.

Jongleurs, circassiens
de tout crin,
Tournent en rond
Sur la piste aux étoiles.

Pouvoir maléfique,
De la marâtre,
Pas vraiment Blanche
Comme neige

Qui fond au soleil
De minuit,
A midi,
La tête à l'endroit.

mardi 29 octobre 2019

A Robert ( " Lorsque les ombres s'allongent " écrivait-il )

A la Saint Narcisse,

Drôle de chapelle sur l'île,
Brouillard aux quatre chemins,
Les adieux du Palais. Photo Hélène Samzun-Dehaspe
Une âme s'est éclipsée
A la messe de l'éternité.

Matière à ne pas rire,
A la table des bonnes
Manières. Mais
L'esprit volatile

Flotte dans l'univers,
Facétieux et amer,
Entre lui et la matière,
Fin de la guerre.

En  sa présente absence,
Absente , bien présente
Je reste à ma place.
 "CARPE DIEM" *

PATLOR

*le conseil qu'il m'avait écrit à l'occasion des voeux.

jeudi 17 octobre 2019

" la mouche " des carrières de lumière par BERNARD FAURE


                CARRIERES de LUMIERE,

C’est une drôle de position que de devenir une mouche posée sur la toile d’un peintre !
C’est ainsi que l’on peut résumer l’expérience de la cathédrale d’images.
On passe du sombre « des mangeurs de pommes de terre » à la luxuriante couleur du champ de blé aux corbeaux.
Ainsi s’enchaîne tout au long de la projection, le choc frontal des couleurs, du jaune apaisant de la chambre arlésienne avec ses murs bleus, des nuits étoilées aux mille petits soleils irradiant un fond marine aussi profond que l’eau du Rhône.
Il y a aussi les nombreux portraits dont celui du père TANGUY, le vénéré fournisseur de tubes de couleurs et la série des autoportraits, tous différents mais avec la constance du regard halluciné de VINCENT.
Et puis il y a le contraste entre l’entrain rayonnant des tournesols, petits soleils végétaux, ou encore le foisonnement mauve des iris, qui célèbrent la vie et l’appel lugubre de l’au-delà qui hante le peintre mystique.
Et quand l’église d’AUVERS résonne de cet écho céleste, ce sont les corbeaux luisants du champ de blé qui se chargent d’emporter l’âme de VINCENT…
Et les mouches redeviennent des bipèdes dés la lumière revenue !


SPECTACLE AUDIO-VISUEL, VINCENT VAN GOGH, 1853-1890,
Visite des Carrières de lumière par Bernard Faure


mardi 15 octobre 2019

"Au nom du père" ...

Tel aurait pu s'intituler le dernier film d'Edouard BERGEON qui fait apparemment un tabac au box office.
"Au nom de la terre" aborde l'épineux sujet du monde agricole et de sa difficile évolution durant ces 40 dernières années. Tiré d'une histoire vraie, ce film "coup de poing", s'il aborde de l'intérieur l'insoutenable vie des agriculteurs actuels, contraints de s'endetter pour cette sacro-sainte capacité d'adaptation chère au monde anglo-saxon, aborde aussi l'intimité d'une relation père-fils où la transmission dysfonctionne.
Pierre (Guillaume Canet), revenu  du Wyoming reprendre la ferme familiale après son mariage avec Claire attend une éternelle reconnaissance de son père, excellentissime Rufus, replié sur le passé et décourageant par sa psychorigidité.
Deux drames intrinsèquement liés sont donc simultanément  déroulés dans cette saga familiale : au départ cette famille avait  tout pour être heureuse, comme le dit souvent la "vox populi".
Tout, sauf peut-être l'essentiel : un environnement "intime" et extérieur, tous deux défavorables, voire toxiques pour la bonne évolution à long terme.
Les conditions des "paysans" comme les nomment encore le  vieux père, aigri et figé, ou des nouveaux "entrepreneurs" comme le souhaiterait Pierre, sont décrites et tout y passe : la grande distribution qui spolie les agriculteurs, les sociétés agro-alimentaires qui les poussent à s'agrandir, sans foi ni loi, la solidarité paysanne qui en prend un sacré coup, la solidarité familiale coûte que coûte.
Tiré d'une histoire vraie d'un fils qui retrouve à 17 ans son propre père empoisonné dans ses bras, face à un grand- père inflexible, ce film réveille tout un chacun de sa torpeur ou de ses préjugés.
A l'heure des ronds-points et des gilets jaunes, ces agriculteurs, eux, n'auront pas le temps de s'arrêter pour protester. Ou s'ils s'arrêtent, c'est hélas définitivement.
Que ceux qui parlent de "jacqueries" aillent de toute urgence découvrir la réalité de terrain !




vendredi 4 octobre 2019

" L'enfance de l'Art " ...

 A l'école nantaise  du Bocage, mon instituteur de CM2, saura -t-il jamais un jour que ses cours de musique avec sa guitare et son chant "une guitare, une flûte, au soleil du matin, une guitare, une flûte, un ami qui revient, du bout de la terre, je vous entends bien, mais il reste à faire un trés long chemin, lalala" résonnent encore dans ma tête de cinquantenaire ? Ce M. Deuff, aux airs de baroudeur, sait-il l'empreinte qu'il a laissée sur ces petits cerveaux ?
Un an plus tard, il me titillait d apprendre le piano, car son apprentissage était conseillé et considéré plus facile que la guitare.


En octobre 2019, dans une petite école du centre de Bordeaux, une classe de CE1 s'est "appropriée" sans le savoir, l'approche du génial peintre espagnol Miro.
Impossible démarche sans la passion de leur enseignante pour la peinture et tout ce qui s'y rapporte.
Si l'oeuvre de Miro semble pour certains hermétique par sa symbolique ésotérique et les clefs à acquérir pour décoder, il n'en va pas de même pour les jeunes écoliers, vierges de tout parasitage académique ou autre, qui nuirait à une approche "vraie" de l'oeuvre.
Après avoir pris pour point de départ un chant "constellations", illustré d'un tableau du Maître portant le même nom, notre  institutrice bordelaise a éduqué le regard des élèves en l’affûtant par l'observation de tous les détails qui ont été listés. Les différentes formes utilisées ont été décrites.
Ensuite, chaque groupe de cinq élèves a pris une grande feuille format raisin au  milieu des bureaux et à chacun leur tour, ils ont dessiné une forme.
Toujours avec l'aspect ludique, une minute chacun, avec un seul pot de feutres qu'ils se sont fait passer toutes les minutes donc.
Ce travail préparatoire collectif s'est avéré riche en échanges.
Par la suite, l'étape suivante consistera à illustrer le chant aux craies grasses sur fond à la peinture soufflée.
Respect donc pour ce travail d'approche artistique progressif et ludique qui laisse espérer sur la transmission des savoirs, malgré le découragement qui sévit souvent au sein de l'Education Nationale !
Mais sans passion initiale de la matière transmise, difficile d'entretenir la flamme !

Révélation à Palma de Majorque
https://www.youtube.com/watch?v=W2wf4IQrvtA




mardi 24 septembre 2019

LA LIGUE DES OPTIMISTES ?

Si la jeune suédoise, Gréta  Thunberg intriguait au début, il semblerait qu'elle commence à irriter certains grands esprits de ce monde qui s'échauffent et n'hésitent pas à dénoncer publiquement sa prétendue pathologie "d'Asperger".
D'autres philosophes comme Michel Onfray ou Alain Finkelkraut, qui ne se caractérisent pas par leur optimisme débordant,lui reprocheraient son syndrome dépressif.
On se souvient pourtant du film de J.Paul Vaud en 2008, intitulé : "Nos enfants nous accuseront", à l'initiative du maire de Barjac dans le Gard qui prônait une cantine bio dans son village pour responsabiliser tout un chacun sur son alimentation.
Dans les deux cas, ce sont les jeunes générations qui alertent leurs aînés sur leurs dérives et leurs irresponsabilités.
 Le monde à l'envers, en quelque sorte. Sauf, que parfois, les inquiétudes sont légitimes.
On se souviendra aussi du fameux film "Le ruban blanc"( 2009 )où un médecin  luthérien est victime d'un accident de cheval à la veille de la première guerre mondiale en Allemagne du nord.
L'été 1913, de nombreux accidents sévissent alors sur des adultes .  Le ruban blanc symbolisant ainsi la pureté et l'innocence chez les enfants bien obéissants et méritants  de cette Allemagne luthérienne.
Education austère qui provoqua donc la rébellion de ces enfants  bâillonnés et parfois, mortellement vengeurs.
IL est aussi de notoriété publique que les racines profondes du nazisme précédant la venue du Führer se trouvent dans ces éducations luthériennes  assoiffées de prétendue "pureté".
Entre ces deux écueils éducatifs, d'enfants reprochant à leurs aînés leur laxisme et leur irresponsabilité et d'enfants reprochant à leurs éducateurs leur psychorigidité, il y aurait peut-être un juste milieu ?
Serait-ce celui de la "ligue des optimistes" ?



" Partition automnale "


samedi 21 septembre 2019

"L'Empreinte d'un poète"

Telle s'intitule l'exposition du Musée Pierre André Benoit (P.A.B. pour les intimes !) d'Alès jusqu'au 6 octobre prochain.
Dans le cadre des journées du Patrimoine (initiées en 1984), une conférence gratuite, animée par François Amy de la Bretèque et Christian Rolot prolongeait la projection (vendredi 19) du film  de Cocteau :  "La Belle et la Bête".
L'occasion pour les deux spécialistes chercheurs de l'Université Paul Valéry à Montpellier de revenir sur une scène inédite et burlesque du film, retrouvée dans une boîte à Milly-la-forêt où les deux sœurs de l'histoire, incarnées par Jean Marais et Michel Auclair sont affublées de voix  féminines ! Un travestissement, certes innovant, qui ne devait pas correspondre aux goûts de l'époque, puisqu'il a été retiré de la version officielle.
Une  longue scène exhumée où le marchand drapier de la mythique histoire comprend qu'il a été dupé. Même si à l'époque, les intellectuels méprisaient plus ou moins le septième Art, jugé trop populaire par Paul Valéry ou Georges Duhamel, d'autres, en rupture, le considéraient au contraire comme un art neuf où tout était à inventer. A commencer par Jean Cocteau, féru de cet art dans sa globalité, y compris dans son aspect économique. Assez surprenant pour un poète, du reste !
Pour lui, le cinéma jouerait ainsi  un rôle "endoscopique" dans sa fonction, dans la mesure où il permet de découvrir ce qu'on ne connaît pas et donc de révéler l'invisible.
"Montrer avec la rigueur du réalisme les fantasmes de l'irréalité" disait Cocteau. C'est ainsi que notre génial "touche à tout" décalquera l'invisible dans ses films où toutes les inventions sont expérimentées, puisqu'il est un "amateur" ; dans le sens de celui qui "aime" et non dans le sens de dilettante. Toujours est il que Cocteau  "fait de la poésie de cinéma et non pas du cinéma poétique" qu'il exécrait selon nos spécialistes , car trop lisse et trop convenu. Un peu assimilé à un Jean-Claude Carrière de notre époque par les spécialistes, Cocteau, ce cinéaste singulier qui dresse un pont entre le cinéma d'avant-garde et la nouvelle vague, reste  un
"marginal du cinéma qui se trouve toujours au centre des choses". Ce n'est pas pour rien qu'il fut désigné à titre posthume, Président d'honneur du festival de Cannes en 1963 !
Dans un classement opéré par le Monde, il reste le premier cinéaste français (La Belle et la Bête), après Chaplin, Wells, et Kubrick !
Qui aurait cru que cet écrivain, peintre serait reconnu dans l'imaginaire collectif comme le premier cinéaste du XX siècle ?
Exposé à deux voix qui permettra ainsi au public présent de découvrir qu'un "secret exposé en pleine lumière n'en demeure pas moins un secret ".
C'est toute la magie de notre incroyable poète prestidigitateur !

jeudi 19 septembre 2019

Corporate ou l' Arroseuse arrosée !

Qui a dit que les programmes d'Arte étaient élitistes ou soporifiques ?
Hier soir, le premier film de Nicolas SIlHOL " Corporate " ( 2017 ), plutôt d'utilité publique, démontrait avec une précision quasie chirurgicale le cynisme des techniques managériales visant à dégraisser les effectifs de dix pour cent dans un grand groupe alimentaire.
Machinerie aussi bien huilée qu'implacable avec le point de vue d'un Lambert Wilson ( Stéphane Froncart ) et d'une cadre exécutante, Céline Salette ( Emilie  Tesson-Hansen ) glaçants par leur ambition démesurée et leur autoritarisme infernaux.
Point de vue des "prédateurs " volontairement pris par le réalisateur ici, suite à la vague de suicides chez France Télecom en 2015.
Là où la mécanique de manipulation insidieuse avec enfumage des employés  atteint son paroxysme lorsque la tueuse se transformera en proie.
" Corporate pro-actif " étant le qualificatif s'appliquant à des employés qui s'impliquent un maximum pour l'entreprise et se sentent plus responsables de leurs actes que suiveurs.
Lambert Wilson et Céline Salette démontrent ainsi ce qu'ils dénoncent en privé, hors caméra : le harcèlement moral.
Un film où tout semble basculer lorsque la tueuse voudra sauver sa peau , grâce au discernement de l'inspectrice du travail.
A voir ou revoir en ces temps de managing frisant les techniques de manipulation de sectes.

jeudi 12 septembre 2019

(Billet d'humeur)² (au carré)

DE LA RELATIVITE ....

Qui a dit que la presse (locale) n'était pas libre ?
Certainement pas Charles LEDUC dans son percutant billet d'humeur du jour pour le  "Midi Libre" d'Alès, qui ne risque pas de s'endormir ce matin.
Jouxtant un article de sa propre plume sur la prochaine remise du prix cévenol du "Cabri d'or" où "la ruralité atteint des cimes littéraires" - n'en déplaise aux "outre-cévenoles"* -, notre téméraire journaliste n'y va pas par quatre chemins pour traiter finalement de la théorie de la relativité...Excusez du peu.
Du Einstein, pour le fond du moins, version simplifiée en somme, pour la forme, on approcherait plus du Audiard. Soit.
Avec un titre quelque peu inhabituel en interrogation, qui a le mérite d'être clair pour tous : " Le trou du cul ? " ; il s'interroge, en citant les dires du maire d'Alès, Max Roustan, sur la légitimité d'une telle métaphore, dont les méchantes langues affubleraient Alès.
Improvisation jazzi donc sur cette magistrale citation qui nous mènerait presque au célèbre Pascal : "Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà ".
De là à prendre les cévenoles pour des "bouseux", il n'y a qu'un pas de sept lieues que notre journaliste emprunte vertement, presque rouge de colère.
Il n'y a pas que les sacro-saintes maisons d'édition du tout Paris qui comptent, diantre !
Les maisons en "circuit court" au parfum terroir n'auraient  rien à leur envier.  En atteste cette animation littéraire locale, présidée par Robert Aguillou de l'Académie cévenole, où  l'un des neuf ouvrages sélectionnés par un jury sera récompensé. A l'instar de Vincent Ravalec en 2018 pour son "Sainte - Croix les vaches".
La chute du billet,  tombe à pic comme celle d'une micro-nouvelle : "On rappellera simplement que  l'on est toujours le bouseux de quelqu'un d'autre. Juste histoire de redescendre sur terre ".
Sans parachutage doré qui plus est.
C'est Einstein qui doit être content, cet illuminé de service.

* Les outre-cévenoles : néologisme maison.


vendredi 6 septembre 2019

Constellation familiale !

Au moment où s'ouvre le 45ième festival du film américain à Deauville, présidé par l'inaltérable Catherine Dorleac-Deneuve, sortait le 4 septembre dernier "Fête de famille " de Cédric Khan.
Pour la première fois de sa vie, le réalisateur s'attaque aux liens familiaux.
La solaire Catherine Deneuve, à l'occasion de son anniversaire a réuni ses deux fils, aux antipodes, et sa fille, revenue comme par miracle de Floride.
La porte du domaine familial s'ouvre en même temps que le début du film, dans une région Sud-Ouest fortement reconnaissable, où tous les membres de la famille se retrouvent, pour le meilleur et pour le pire, après moult déchirements.
Il faut dire que dans cette famille, chacun a le droit de s'exprimer en toute liberté, au risque de remuer les uns et les autres par leur franc parler.
Ici, il s'agira plus de zoomer sur la chef d'orchestre  "matriarche" qui tente, tant bien que mal, de réunir ce qui est épars : une gageure dans cette troupe quelque peu hétérogène, avec un fils artiste- bohème dans l'âme et l'autre, plus conforme à l'image typique du bordelais BCBG.
Quant au père, Jean, ce n'est pas lui qui semble dominer, d'autant plus qu'il n'est pas le père de la "fille prodige" (à qui ils auraient spolié héritage et maison, soit-dit en passant...). Emmanuelle Bercot, Claire, arrivée comme un chien dans un jeu de quilles, forte et fragile à la fois, tendra à tous le miroir non déformant de leurs petites bassesses et lâchetés. Sauf, évidemment, à sa propre fille, qu'elle a laissée en garde à la Matriarche, et qui renverra à cette mère défaillante et immature, son image dans le miroir réel, en boomerang .
A noter dans cette constellation  oh combien vivante et remuante, le rôle des trois petits enfants quasis "réparateurs". Souvent plus lucides que leurs aînés, empêtrés dans leurs névroses.
Toujours est-il que l'équilibre fragile de l'unité familiale se maintient coûte que coûte, l'amour prenant le pas sur les petites médiocrités ordinaires et que la prétendue "folie"n'est pas du côté que l'on croit.

hhttps://www.youtube.com/watch?v=m7Wwp22mKR4



jeudi 5 septembre 2019

" The less you say, the more you allow " ...

Ou l'art de dire le moins pour permettre le plus.  ( parfois )
Un vieil ami allemand originaire de Stuttgart,  aussi atypique que pourrait l'être un Cédric Villani, m'a laissé en héritage cette maxime anglo-saxonne à méditer . Comme une empreinte.
A méditer seulement, car dans la pratique, c'est différent !
Il faut dire que pour les natures " zexpressives " , il s'agit d'un exercice de style hautement scabreux pour ne pas dire risqué.
L'art d'en dire le moins donc pour laisser à l'autre le plus de place possible, un peu comme une politesse de la pudeur.
Chaque mot pesant ainsi dix fois plus lourd de sens que dix phrases réunies.
L'art sans doute aussi de se protéger ou s'économiser un maximum .
L'art de la retenue  et de l'épure donc.
A chacun ses spécialités . Son art. Sa nature !
Entre  "zexpressifs" et "taiseux", la communication relève parfois du miracle. A chacun sa croix.
Avouons tout de même que la culture au sens large du terme permet aux uns et aux autres , si et seulement si ils le souhaitent, de mieux se connaître, en toute lucidité, pour réguler les flux d'information .
 A la manière des vases communicants qui sait ?
Une chose est certaine : plus facile de communiquer entre zexpressifs lucides  et taiseux lucides, qu'entre taiseux et taiseux, ou pire, entre  zexpressifs et zexpressifs, personne ne laissant la place à l'autre.
Mais comme l’énonçait si bien René Char, " la lucidité étant la blessure la plus proche du soleil", encore faut-il  (re)connaître et accepter ses propres failles pour commencer à échanger.

Question d'humilité, de confiance et de courage ?

De volonté sûrement.




vendredi 30 août 2019

" Pisser dans un violon " ?

Ma grand-mère belliloise maniait avec détermination et efficacité les expressions tombées hélas en désuétude aujourd'hui, pourtant pleines de bon sens.
" - gaspille pas l'eau " répétait-elle en boucle par peur viscérale du manque, même si pourtant entourée d'eau ...salée. Certes.
" - Oublie pas de fermer les portes ", etc ,etc.
Et de conclure immanquablement ces sempiternelles injonctions : " c'est comme si je pissais dans un violon  avec toi ma fille ".
C'est justement l'expression revenue, comme une réminiscence d'outre-tombe, face à la  nouvelle mode qui sévit ici et là : les "pisseries" collectives organisées par la mairie de Bangor pour détecter quantité de pesticides ( Glyphosates ) et autres joyeusetés.
La preuve scientifique formelle au service du principe de précaution donc !
Les résultats édifiants attestent que les traces chimiques rejetées procèdent d'une bien étrange alchimie.
Que penser de ces nouveaux tests ? Préventifs ? Anxiogènes ? Idéologiques ? A manier avec précaution ?
Tirer la sonnette d'alarme quant à un environnement toxique pourrait certes alerter et appeler donc à la vigilance qui s'impose.
Les petites " pisseuses " belliloises, - surnom donné aux gamines, qui n'existe d'ailleurs pas au masculin, soit dit en passant -, n'ont qu'à bien se tenir...assises de préférence !
Les "pisseries" auront au moins le mérite de réunir garçons et filles de tout âge, soucieux de leur santé et de leur environnement. En toute transparence donc. Ou presque...
Quant au risque éventuel de   "pisser dans un violon" , c'est un peu le jeu, que l'on soit musicien ou pas.
DR - Merci à nos amis belges et leurs histoires !!

jeudi 22 août 2019

Identités remarquables sur la côte fleurie !

Si la rutilante thalassothérapie de Cabourg avait besoin d'une publicité, à contre-courant, elle n'aurait pas mérité mieux que le dernier film de Guillaume Nicloux : " Thalasso ".
Tourné en hiver, où les noirs et blancs sont mis en valeur, il semblerait que ce cadre de " régénérescence " ait été réservé pour deux monstres sacrés de la littérature et du cinéma, qui divisent autant qu'ils rassemblent : Gérard Depardieu et l'insondable Michel Houellebecq .
Tandem d'emblée désopilant à la Laurel et Hardy, question physiques atypiques .
Toujours obsédé par la quête identitaire et la disparition , le réalisateur semble donner carte blanche à ces deux olibrius qui ne jouent pas, puisqu'ils sont eux-mêmes .
Deux artistes aussi surdoués que tourmentés qui ont perdu le curseur de leurs limites et sondent leur infinie perplexité.
Alchimie détonante donc entre ces deux assoiffés d'absolu et... du reste, qui auront bien du mal à se passer lors de leur séjour à Cabourg de leur nectar préféré !
Incroyables de réalisme, de vérité à la hauteur de leur loufoquerie, ces deux personnages  nous conduisent avec drôlerie dans les méandres de leurs affres existentielles pour ne pas dire parfois philosophiques.
On ne s'attendait pas à des réflexions aussi poussées sur Dieu, la mort, la réincarnation lorsque leur amie médium les aide à tirer les fils de leur destinée, à la croisée des chemins.
On rit beaucoup au début, via l'autodérision salvatrice, un peu moins ensuite pour atteindre les profondeurs abyssales de leurs " visions " pas si illuminées qu'il n'y paraît, à qui consent ouvrir les champs du possible de cerveaux hors norme.
Une absolue réussite, donc, qui peut réconcilier avec ces identités remarquables par leur jusqu'au boutisme et leur brûlante lucidité.
L'histoire de l’enlèvement de Michel Houellebecq et du traumatisme qu'il induit chez lui n'est qu'un alibi pour frotter tels deux silex deux cerveaux volcaniques, aussi complémentaires que peuvent l'être leur physique.
La chute du film qui échoit au sosie de Sylvester Stalone nous renvoit à la farce de la vie qui pour eux n'est pas un théâtre .

Reste à savoir si ce voyage border line  mis en abyme incitera les  curistes à tester cette rutilante Thalasso ou les dissuadera à jamais, tant les techniques abordées sont tournées en dérision pour ne pas dire plus.

mardi 20 août 2019

Le marronnier de la ( pré ) rentrée !

Pour la Saint Bernard, plus de trois millions de familles recevront l'A.R.S, à ne pas confondre avec l'Agence Régionale de Santé .
 Ces deux acronymes jumeaux ne correspondent pas vraiment aux mêmes réalités, puisqu'il s'agit en cette occurrence de l'Allocation de Rentrée Scolaire.
Selon les tranches d'âge différentes ( 6-10 ans, 11-14 ans et 15-18 ans ) , elle s'élève de 368,84 euros à 402,67 précisément . Petite majoration en 2019.
Que cette aide pécuniaire tombe à point nommé , elle ne pourra nuire à la santé de nos écoliers, si un pont  ténu peut s'établir entre ces deux A.R.S, apparemment fausses-jumelles.
Quant au curé d'Ars, c'est une autre histoire. Et le pont moins évident à relever, quoique...
Mais ne nous mélangeons pas les pinceaux par un  "vent des globes" non avenu, du facétieux cerveau qui n'en fait décidément qu'à sa tête !
Toujours est-il que sur les ondes ou ailleurs, revient le sempiternel lamento des rentrées qui coûteraient de plus en plus cher, course aux marques oblige.
Pour ceux à qui l'idée n'effleurerait pas l'esprit, il est conseillé de réutiliser les fournitures de l'année précédente ou celles du grand-frère, encore non périssables. Les couleurs des crayons tenant plus la route que celles des fameux bonbons Haribo .
Emmaüs met même en place une offre à prix modérés, pour peu que cette nouvelle " marque "peu à la mode il est vrai, satisfasse le quidam moyen, voire très moyen- diront toujours les mauvaises langues ou autres " fashion victim " de service.-
Remercions quand même la France d'offrir à ses bambins la possibilité d'aller à l'école gratuitement, au passage. De nombreuses associations de parents d'élèves permettant le prêt de livres .
Avec cette petite manne de la C.A.F. de la Saint-Bernard, il n'est tout de même pas interdit de se faire plaisir :  un beau cahier de textes amélioré par exemple.
Histoire d'alléger les devoirs à venir .



samedi 27 juillet 2019

Piscine naturelle de mer !

Les Manchots ont plus d'un tour dans leur sac !

Afin de défier les lois de l'attraction lunaire et des fluctuations des marées, les Granvillais avisés de la cité corsaire, baptisée la  " Monaco du Nord ",  ont eu la lumineuse idée de créer une " retenue de mer " dont la piscine naturelle à marée basse régale petits et grands .

Il fallait y penser .

Curieux que ces piscines d'eau de mer naturelle ne fleurissent pas plus sur nos bords de mer non figés.

Une astuce aussi écologique qu'économique pour améliorer l'apprentissage de la natation par exemple.

Comme quoi nos anciens corsaires n'ont pas attendu la mode du  "greenwashing " pour s'adapter au mieux à un environnement fluctuant !

Ce qui n'est pas incompatible avec le centre aquatique local : l' " hippocampe " !

samedi 20 juillet 2019

Vue sur cabine imprenable !

"La côte fleurie " revêt ses couleurs estivales au charme désuet du temps perdu de Proust.

A chaque station ses couleurs : bleues et blanches à Balbec pour les amateurs de phrases alambiquées

 qui n'en finissent jamais de finir. Balbec dans l'imagination proustienne, Cabourg dans la réalité.

Un peu plus loin à Houlgate, l'heure est à l'orange - bleu pour les cabines.

Pour les planches de Deauville, c'est un autre cinéma...américain .

Toujours est-il qu'il en faut de la fortune et de l'imagination pour s'offrir cette vue imprenable sur ...cabine. Surtout pour lire.

Mais quand on aime, on ne compte pas, c'est bien connu.




lundi 8 juillet 2019

Education Nationale : le discours et ... la méthode ?


La saga estivale des " rétentions de copies " par les agents de l'état que représentent les professeurs, pour manifester leur désapprobation à la Loi Blanquer risque de tourner au vinaigre : avouons que le professeur a parfois une fâcheuse tendance à se prendre pour le nombril du monde, tout- puissant qu'il peut éventuellement se sentir dans sa classe.  Fâcheuse tendance aussi à oublier son rôle premier d'agent du service public, au service de ses élèves donc. Et non l'inverse.
Prendre des élèves en otage de cette étrange manière relève d'un curieux rapport à sa mission.
Si l'épreuve du Bachot revêt un caractère un brin désuet à notre époque, il n'en demeure pas moins que la crise de confiance induite par ces incidents restera gravée dans la mémoire de nos ados.
De ces " épreuves " ressortira un flagrant sentiment d'injustice pour ceux qui subiront ces incohérences.
La  France s'illustre, une fois de plus, par son incapacité chronique au dialogue social et cet épisode cible à quel point le dialogue de sourds peut se heurter : un mur. Quant à l'argument éventuel de " désobéissance civique " il ne tient pas la route en telle occurrence.
La question que l'on peut se poser en de pareilles situations : à qui profite le crime ?
Sûrement pas aux professeurs impliqués, encore moins au Ministre de l'Education dont la méthode  est aussi  légalement contestable que celle de la rébellion ( même si " couverte " par le droit de grève selon certains juristes )  , et encore moins aux élèves dépités.
Entre les beaux discours sur l'école de la confiance auxquels on aurait tant aimé croire un peu, et la méthode, le gouffre se creuse. Dedans les élèves.
Un peu comme ceux qui nous gouvernent inciteraient à la bienveillance affichée  Urbi et Orbi, et se livreraient en interne à des jeux de rôles aussi indignes que puérils.
Peut-être serait-il temps que nos gouvernants commencent par tenter de se respecter eux-mêmes a minima pour devenir respectables ?
C'est peut-être là que commence l'Utopie ?

http://www.snepfsu.net/ftp2/peda/fde/competences_enseignants.pdf



vendredi 14 juin 2019

Roxane : la poule et le comédien !

Bingo pour le premier film de Mélanie Auffret ,immergé dans une Bretagne nord avec plus d'une corde à son arc !
Les 12000 figurantes à plumes ne sont pas si stupides que la réputation de gallinacées qui les précède, et leur chef de file , Roxane, blanche comme neige, dévoile des talents surprenants d'actrice . Elle suit son maître Raymond comme un petit chien, perché sur le siège avant de sa voiture . Il faut bien dire que notre inénarrable Guillaume de Tonquédec , est excellent en Raymond Leroux résistant face à l'industrie agricole qui ne pense qu'à ...." plumer " les petits producteurs locaux .
La réalité dépasse d'ailleurs souvent la fiction à écouter la réalisatrice qui s'est inspirée d'une expérience vécue : un éleveur parlait à ses vaches et cette vision lui a tellement semblé inédite qu'elle l'a sublimée en la transférant dans le monde avicole !
Notre héros ( 5693 œufs pour jour pour la coopérative )  qui a découvert sur le tard Cyrano de Bergerac lit quotidiennement à sa volaille cette littérature . Il ne se résigne pas et cherche par tous les moyens " the idée" pour sauver ses ouailles. Ses " filles" comme il les appellent auront droit ensuite à l'avare de Molière, progression collective oblige !
C'est sa prétendue ennemie " Wendy ", ancienne professeur de littérature anglaise et voisine, qui lui apprendra la maîtrise du français pour rentrer en résistance !
Un tandem cocasse dont l'alchimie fonctionne vu les trouvailles parfois hilarantes. Derrière l'humour très british pointe avec efficacité la problématique du monde paysan avalé par les grands groupes.
La réalisatrice aborde très subtilement  le sujet sous forme de conte ou d'une fable de La Fontaine.
Léa Drücker n'est pas à la traîne non plus comme employée du Crédit Agricole plus habituée à fermer les comptes des affaires agricoles en faillite qu'à en ouvrir.
Cerise sur l'omelette finale, la musique de Gaétan Roussel et ses textes denses qui révèlent l'âme celte de résistance , de courage et d'innovation à toute épreuve.
Une belle immersion dans le manège non enchanté des petits producteurs qui ne lâcheront pas si facilement la poule aux œufs d'or !
A ne pas rater .


lundi 10 juin 2019

D’ORMESSON, MON GÉNIE ! « Ne vous laissez pas abuser. Souvenez-vous de vous méfier. Et même de l'évidence : elle passe son temps à changer. Ne mettez pas trop haut ni les gens ni les choses. Ne les mettez pas trop bas. Non, ne les mettez pas trop bas. Renoncez à la haine : elle fait plus de mal à ceux qui l'éprouvent qu'à ceux qui en sont l'objet. Ne cherchez pas à être sage à tout prix. La folie aussi est une sagesse. Et la sagesse, une folie. Fuyez les préceptes et les donneurs de leçons. Faites ce que vous voulez. Et ce que vous pouvez. Pleurez quand il le faut. Riez. J'ai beaucoup ri. J'ai ri du monde et des autres et de moi. Rien n'est très important. Tout est tragique. Tout ce que nous aimons mourra. Et je mourrai moi aussi. La vie est belle. » Jean D’Ormesson

jeudi 30 mai 2019

Marseille : le grand nettoyage de printemps ?


Une course inédite était programmée ce jour à Marseille, plage des Catalans, avec vingt équipes de  deux kayakistes chacune au défi assez surréaliste : ramasser le plus de déchets de la " Grande bleue " et retrouver le sac plastique Saphir ! Résultat des courses impressionnant avec trottinettes, bouteilles, gouttières et autres joyeusetés dans les filets.
Il faut dire que WWF a depuis longtemps lancé l'alerte quant à la pollution édifiante de la Méditerranée par le plastique.
Le jeu en vaut-il-il la chandelle, outre l'opération de COM du moment ? That is the question.
Surtout à l'heure où les mégas bâtiments flottants charriant des milliers de touristes sur les quais polluent le littoral à la vitesse grand V.
Tels les shadoks, les kayakistes pompent, pendant que le tourisme de masse afflue à grand renfort de gazole.
Une petite goutte d'eau dans la Méditerranée devenue une véritable poubelle sous-marine.
A la manière des Colibris de Pierre Rhabi, nos sportifs s'activent avec sincérité et pugnacité, bénévolement qui plus est .
Pour laisser place nette aux croisiéristes sans doute qui eux payent bombon pour le droit de polluer, en toute impunité.
Sans doute le principe des vases communicants voire communiquants ?

Communication oblige.


vendredi 10 mai 2019

" L'adieu à la nuit "

Saluons le courage des comédiens qui se sont engagés auprès d'André Téchiné pour ce sujet oh combien "sensible", dans tous les sens du terme !
Muriel, ( Catherine Deneuve ) se prépare à recevoir son petit-fils Alex avec allégresse, d'autant plus qu'elle le voit rarement.
Sa joie sera de courte durée lorsqu'elle découvrira que son petit-fils, toujours sous tension, remonté comme une pendule,se prépare à une nouvelle vie ; pas au Canada comme annoncé, mais en Syrie.
L'intrigue ici efficacement posée,il s'agira pour cette grand-mère de sauver son petit-fils, malgré lui, et par tous les moyens.
Dans la bucolique région des Pyrénées orientales, en Occitanie, le décor équestre familial contraste avec la gravité du sujet traité, toujours en nuances et délicatesse, sans manichéisme.
L'occasion de plonger dans les tréfonds des motivations qui poussent des jeunes non-croyants en perte de repères et de reconnaissance à épouser une cause fondamentaliste qui les dépasse.
De quoi mieux comprendre que les racines de ces engagements radicaux ne se trouvent pas où l'on pense, mais plutôt dans l'urgence de trouver un sens à sa vie et une place pas encore trouvée pour x raisons. Alex, en l'occurrence ne s'est jamais remis de la disparition de sa maman et du remariage de son père dans les îles.
La détermination et la ténacité de cette "grand-mère courage" incroyablement incarnée par une Catherine Deneuve "nature" invite au respect.
Elle n'hésitera pas à approcher Fouad, un repenti, fiché S,  pour tenter de sauver son petit-fils, manipulé depuis le début par sa petite amie.
L'éclipse solaire du premier plan et les derniers mots du film encadrent cette descente aux enfers d'une manière sublime, avec la touche d' espoir vital nécessaire, toujours en filigrane.
Un film d'utilité publique pour combattre ignorance et préjugés dans un phénomène de radicalisation de la jeunesse inquiétant.
Quelles que soient les radicalisations, d'ailleurs, ici fondamentaliste islamiste, mais qui pourraient se décliner dans d'autres leurres, tout aussi toxiques.

lundi 29 avril 2019

¨Poullailers' song, made in Sauvignargues !

Avis à la population !

Les concurrents de " the voice " n'ont qu'à bien se tenir samedi prochain !
Près de 250 rivaux se produiront dimanche matin 5 mai, dans le petit village du Gard, à Sauvignargues, près de Fontanès  plus précisément, en direct live !

Le club avicole gardois crée le 17 décembre 1979 organise ce 23ème concours haut en couleurs où les coqs, face au soleil si possible, seront priés de chanter le plus de cocoricos possible dans un temps bien défini. Les jurés devront départager leur talent selon plusieurs critères bien spécifiques.
Une bourse d’œufs à couver, une vente de poussins et autres stands artisanaux d'animations diverses et variées sont prévues en parallèle.

Entrée gratuite à tous les amateurs qui auront le courage de se lever avant l'heure !

mardi 23 avril 2019

A boire et à manger !

Selon de nombreux témoignages de professionnels de l'éducation, un pourcentage élevé de bambinos iraient à l'école le ventre vide , que ce soit en maternelle ou élémentaire ; certains même croqueraient les fruits en plastique des dînettes en jouant, leurs petits estomacs gargouillant.
Même si la précarité est une triste réalité pour certains, elle se trouve parfois dans des milieux inattendus : ainsi des enfants de médecins, laissés à leur sort le matin, n'auraient pas le temps de prendre le petit-déjeuner requis.
Saluons l'Education nationale  et la secrétaire d'Etat  aux solidarités, Christelle Dubos, de vouloir remédier à ces tristes réalités familiales en distribuant  dès maintenant dans 25 départements des petits-déjeuners aux " drôles et drôlesses" des Charentes jusqu'aux " gones " lyonnais !
Un tel système avait déjà été expérimenté dans l'Oise dans une école depuis un an avec succès. Soit 6 millions d'euros dans les écoles volontaires du territoire où un besoin social a été identifié" .
Cela nous rappelle les petits yaourts sucrés qui nous étaient servis avant la récréation dans les années 70, quel que soit le milieu social dont on était issu.

Il apparaît cependant assez curieux, qu'en prétendue campagne électorale des Européennes,  des politiques avisés ne se soient pas emparés du sujet pour tous ceux qui subissent la " double peine " lorsqu'ils sont hospitalisés ou les seniors en E.P.H.A.D.

Non seulement contraints de subir maladie ou manque d'autonomie, les adultes, seniors ou pas, sont obligés d'avaler des mets sans odeur ni saveur pour couper leur journée interminable.
La pilule reste difficile à avaler à entendre les témoignages de ceux qui ont la chance d'en être sortis !

Quel peu de cas accordé à nos compatriotes déjà affaiblis soit par la maladie, soit par quelconque diminution physique ou handicap !

Même les marins avaient compris l'importance de la qualité d'un bon repas en mer qui agissait immanquablement sur le moral des troupes .

Il faut croire que sur terre, nos " gouvernants " ont la tête dans la lune pour ne pas voir à ce point l'urgence d'une reconfiguration des restaurations collectives hospitalières et autres .

Quant à nos excellentissimes  chefs qui sévissent en France, peu se soucient de vulgariser leur savoir-faire dans d'autres milieux.

A vos pianos, Thierry Marx , Guy Savoy , ou Michel Bras,  à moins que ce ne soit Anne-Sophie Pic qui fasse le pas pour réparer cette flagrante et honteuse injustice !
Chiche ?

mercredi 17 avril 2019

lundi 15 avril 2019

" la lutte des classes "

Avec un titre aussi accrocheur que celui-là, pour ne pas dire plus,  difficile de passer à côté du sujet de la mixité sociale à l'école, pour ce film  somme toute assez libérateur de Michel Leclerc.
Une famille recomposée, Sofia ( brillante avocate d'origine maghrébine ) et Paul ( Batteur professionnel assez anar ) vit à Bagnolet, dans le "Neuf. Trois", donc, (  mais ça aurait aussi bien pu être Marseille ) , dans la villa dont  Sofia rêvait petite, de sa tour H.L.M. en regardant la fenêtre.
Corentin, à neuf ans, voit tous ses copains partir à  Saint-Benoît,  une école privée, car les parents s'inquiètent de ce que  celle de Jean-Jaurès devient, avec des " blancs " en minorité. Dixit le directeur de l'école lui-même, un brin cynique.
Corentin devient , après cette "fuite des cerveaux blancs " ( même s'ils le sont tous, blancs, les cerveaux ! ) , le seul spécimen du genre.
Pour Sofia, qui a vécu son enfance à Bagnolet, pas question de changer Corentin d'école.
 Pour Paul, ses convictions de gauche sont mises à rude épreuve face aux dures réalités, notamment celles des femmes voilées, ici affrontées de plein fouet. Assez courageux du reste .
Si les familles aisées sont absolument dépourvues de conscience de classe et aveuglées par l'entre-soi dans laquelle elles restent souvent confinées, ce n'est pas le cas de Sofia et Paul, qui mènent en fait un combat intérieur contre...eux-mêmes et leurs propres préjugés !
Avec un sujet aussi actuel que politique, c'était une sacrée gageure que de faire rire : pari réussi haut la main avec des acteurs qui ne se voilent pas la face,eux,  s'affrontent et luttent, toujours avec un recul bienveillant du réalisateur pour ses personnages.
Belle tranche de vie dans le 9.3 où la lucidité des uns compense l'aveuglement des plus nantis sans doute ?
Qui de Saint-Benoît ou Jean-Jaurès sera le vainqueur in fine : that is the question !
Le gagnant sera indubitablement le combat contre les préjugés que chacun se façonne sur l'autre et réciproquement : déjà un grand pas vers l'entente cordiale ?
Edouard Baer ressort grandi de cette expérience, même s'il est déjà au sommet de son art depuis bien longtemps. Idem pour sa compagne dans le film.
Pour résumer, la pensée de Paul ( Edouard Baer ) ouvre ou clôt le débat à elle toute seule :
" Pour qu'il y ait mixité, il faut qu'il y ait mixité. Parce que si ce n'est pas de la mixité, hé bien, ce n'est pas de la mixité " !. C.Q.F.D.

mardi 9 avril 2019

Les aiguilles déboussolées !

On se doutait déjà un peu que le Temps pouvait être relatif ; entre Temps Universel Coordonné ( U.T.C ) , Temps Atomique International ( T.A.I ) , " heure vraie ", heure solaire, heure d'été et heure d'hiver, il convient de savoir naviguer !
Le 26 mars dernier, le parlement européen a validé la suppression du changement d'heure à partir de ...2021;
Le temps de voir venir !
Sauf que Slovénie et Croatie ne semblent pas vouloir accorder leurs violons.
Russie et Turquie quant à elles ne s'encombrent plus de ce double horaire d'été et d'hiver depuis , respectivement, 2011 et 2016 avec l'abolition pure et simple .
Quant à nous, depuis 1976, où ce supposé ingénieux double système fut mis en place pour  "économiser l'énergie" , à l'époque où on commençait  à ne plus " avoir de pétrole mais des idées ", le débat vire à la polémique depuis plusieurs années.
Après consultations et sondages indicatifs, la majorité des français serait plus encline à conserver l'heure d'été.
Soit heure solaire plus deux. Décalage rallongé d'une heure avec l'heure solaire donc.
Les français se diviseraient donc entre pro heure de Londres contre pro  heure de Berlin.
A lire les commentaires pléthoriques en la matière sur les articles, les adeptes de l'heure d'hiver concentreraient les travailleurs, agriculteurs et autres laborieux, contre adeptes de l'heure d'été, plus urbains, " bobos " voire " oisifs", pour rester polie.
Une association très sérieuse milite même contre ce décalage de deux heures : l'A.C.H.E.D. ( Association française contre l'heure d'été double ) .
Une consultation citoyenne en cours à l'Assemblée nationale menée par Sabine Thillay ( LREM ) dégagerait un net penchant pour la fin du changement d'heure d'hiver.
Plus concrètement, à l'heure d'été, le soleil se lèverait à Lille en hiver environ dix minutes avant 10 heures , bien après Valence où il serait déjà là à 9h14.
Si l'heure d'hiver est conservée, le lever de soleil se produirait à 4h26 à la mi-juin à Strasbourg et une heure plus tard à Pau.
Préfère-t-on partir au travail avec le soleil ou dans le noir, préfère-t-on se coucher avec lui ou après lui ?
Autant de questions qui tournent quasiment en boucle comme le soleil d'ailleurs.
Si nos anciens sages utilisaient une grenouille pour anticiper la météo, pourquoi ne pas demander au coq l'heure qu'il est vraiment. Mais le coq de Strasbourg précédera toujours celui de Brest !
Qui sait,  pour départager, demandons à Nougaro, dans le Poitou où " un coq aimait une pendule " ?

samedi 30 mars 2019

"Ô MA MEMOIRE " : Stéphane Hessel, Sisyphe heureux.

Sarah Lecarpentier, petite fille de Stephane Hessel, lui a rendu hommage.
Mardi dernier, la compagnie Rêvages en partenariat avec le lycée André Gide, présentait une adaptation d' après le recueil : " Ô ma mémoire, la poésie ma nécessité " à l'ancien évêché d'Uzès.

Dans ce prolongement , salle archi- comble cet après-midi à la médiathèque d'Uzès autour d'une conférence animée par Jean-Louis Prêtre ( Président des amis de la médiathèque ) sur :
Stéphane Hessel , Sisyphe heureux ".
L'occasion de voir ou revoir le film de Thierry Neuville et Sophie Lechevalier (2010) où l'inlassable indigné se retourne en toute simplicité sur l'enfant qu'il était, arrivé de Berlin en France à l'âge de sept ans.
Age auquel il concède avoir décidé de " quitter la colère pour le plaisir de séduire ". Un plaisir si ce n'est un talent qu'il a cultivé jusqu'à son dernier souffle, avec une énergie et une joie de vivre hors du commun.
Ce diplomate indigné, a eu la vie sauve grâce à un improbable  échange d'identité en 44 à Buchenwald contre celle d' un jeune homme mort du typhus. " Je suis en possession de mon acte de décès " déclarait-il, non sans sa malice légendaire, au début de ce film. Émotion lorsqu'il déclare avoir " tenu " dans les camps grâce aux poèmes qu'il se récitait par cœur.
Co-auteur de la déclaration universelle des Droits de l'homme, il n'a cessé de s'engager toute sa vie durant auprès des sans-papiers et du peuple palestinien, au risque de se faire passer pour antisémite, ce qui est un comble !
" Tout ce que j'ai fait, dans ma vie, déclare Stéphane, c'était d'abord pour épater ma mère, très exigeante, et ensuite mes deux femmes successives ". Mission accomplie lorsque l'on observe le courage  inoxydable de ses engagements. Sans doute la famille non-conformiste dont il était issu lui a ouvert cette voie si atypique contre la pauvreté et pour la dignité humaine.
C'est ainsi qu'on le retrouve, à 92 ans, bronzé, prenant son bain de mer à Trouville, auprès de sa seconde femme Christiane, pour qui il s'est appliqué à " faire oublier le mieux possible les dix années qui les séparaient ".
Difficile après une heure si dense de trouver les mots justes pour Jean-Louis Prêtre, toujours ému devant une telle personnalité. Des participants, qui l'ont connu de près ont pu ensuite témoigner dans la salle de son charisme solaire, en présence du maire d'Aigaliers, où il possédait une maison.
Comme le repas partagé avec lui il y a une dizaine d'années à Marseille, où il récitait ses poèmes aussi bien en français, qu'en anglais ou en allemand.
 Belle réminiscence personnelle itou avec celui d’Apollinaire.
" J'ai cueuilli ce brin de bruyère,
L'automne est morte, souviens-t-en,
Nous ne nous verrons plus sur terre,
Odeur du temps, brin de bruyère,
Et souviens-toi que je t'attends ".


mardi 26 mars 2019

De la sagesse...

Parler de sagesse est toujours affaire délicate, c'est un peu comme parler d'éthique : mieux vaut être soi-même irréprochable avant de s'aventurer en terrain miné. Certains anciens ministres bien intentionnés en ont d'ailleurs fait les frais. Cash.
Michel Onfray, cent livres plus tard, commence à savoir de quoi il parle avec son dernier " Sagesse ".
Sans doute notre  fort juvénile Président aurait été bien inspiré de le lire avant d'en faire une publicité bien involontaire. La saga des " perles " en tous genres et tous lieux se poursuit donc maintenant à Nice, à l'encontre d'une septuagénaire qui a au moins le courage de ses convictions.
Car convictions il y a. Contusions itou.
Elle prétendait défendre les intérêts de ses petits- enfants en manifestant. Se soucier de ses petits-enfants, voire de ses enfants ne semble apparemment pas la priorité nationale la mieux partagée au monde.
Au moins aura-t-elle reçu, en prime, une " belle leçon " avec les oxymores présidentiels  habituels : compassion de bon ton d'un côté et leçon de morale de l'autre.
Les mots ont hélas un sens, et jongler avec, au delà de la raison, pour ne pas dire au delà de la " sagesse ", en public qui plus est, s'avère périlleux. Pour qui ne maîtrise pas parfaitement la technique des arts circassiens. Car justement, le cirque semble avoir assez duré.
Ce n'est pas le maire du Mans qui nous contredira aujourd'hui ?


samedi 23 mars 2019

Pont de mots entre GARD et QUEBEC !

Pivot n'a qu'à bien se tenir car nos amis francophones du Québec, un peu dans son sillage, organisent chaque année depuis 2004 une dictée plutôt salée pour les amoureux de la langue française un peu téméraires.
Cette année, d'éminents linguistes ont savamment saupoudré le texte de " Québec, le bien nommé " d'Hagiotoponymes dont les québécois raffolent ( Saint Gilles, Sainte Lucie, etc ) , véritables " exégètes férus d'anthropologie " - sic-
Il convenait de savoir " zigzaguer " entre les chausse-trappes pour éviter le ridicule de la barre des dix fautes minimales !
L'occasion en tous cas de voyager entre le lac du Toboggan, le lac Anorak ou Caribou jusqu'en Occitanie avec la guide touristique nîmoise, au prénom épicène (comme les aime Amélie Notomb ) ,  au fil de cette fameuse dictée . Du Québec à Nîmes, il y avait donc cet après-midi un pont de mots plus ou moins difficile à franchir pour les adultes. Les enfants et scolaires pouvaient , quant à eux, le franchir hier.
Une heure , donc, pour conclure : " Chez nous- autres, on lâche pas la patate", lâchons pas le français, c'est notre patrimoine commun."
A noter que les onze mots supplémentaires pour départager des hypothétiques gagnants n'étaient pas piqués des vers, et comme nous ne sommes pas CHRESMOLOGUES -sic- nous vous laisserons le soin du SCHEIDAGE !
Promenade sympathique en tous cas entre véritable casse-tête, franche rigolade et ...humilité !

* organisé cet après-midi par l'association Gard-Québec et la médiathèque d'Uzès.

Télécharger la dictée complète avec les explications !

dimanche 17 mars 2019

Trois rebelles pour la fête du cinéma !

Droits réservés.
La fête du cinéma démarre sur des chapeaux de roue avec le deuxième long métrage d'Allan Mauduit, qui succède à " Vilaine " .
Yolande Moreau, Cécile de France ( excellente  à contre-emploi ) et Audrey Lamy s'en donnent à cœur joie et rendent coup pour coup ce que la gente masculine ,ici caricaturée, ose leur infliger.
L'ex Miss Nord-pas-de-Calais , revenue chez sa mère au camping de Boulogne, le mal nommé , l'Eden, après embrouilles sentimentales sur la Côte d'Azur, se voit contrainte d'embaucher chez la " Belle Mer", sardinerie bien connue de Boulogne.
Le droit de  cuissage usuel ne semblant pas opérer sur l'ex mannequin, il s'en suivra toute une histoire !
Et quelle histoire ! Entre farce, parfois grotesque et tragédie sociale, cette comédie outrancière met en scène trois commères aux trois gabarits différents qu'il ne vaut mieux pas trop frôler de près .
Sandra, Marilyn et Nadège se serreront les coudes , coûte que coûte, pour se sortir du machisme ordinaire d'une façon assez peu ...cavalière et trouver leur place au soleil.
On rit assez suite aux gags hallucinants mais il fallait oser. Dès le début, on rentre dans le " vif " du sujet dans une scène digne de la boucherie.
Un film qui a le mérite de ne ressembler à aucun autre par son style loufoque et de temps à autre grossier.
Morale de l'histoire : il ne vaut mieux pas emm... les bonnes femmes qui vous
le rendront au centuple !

samedi 16 mars 2019

Le printemps des poètes : entre Méditerranée et Pyrénées enneigées.

Photo : Vincent DEHASPE. 16 mars 2019.
Nul besoin parfois d'aller au bout du monde pour trouver l'harmonie des éléments !

Cinq jours avant le jour J du printemps, tout est réuni  à cet instant T pour que glissent ces voiles blanches vers l'horizon le plus éclatant.

Dégradés de bleutés entre Méditerranée et Pyrénées encore immaculées .

L'hiver s'échappe à la mi-mars pour laisser place aux prémices printanières de la rencontre des trois éléments.

lundi 11 mars 2019

Sésame nîmois !

RICHARD DELIAS, poète de rue !
Tel s'intitulait à Nîmes le salon  " bio bien-être et éco-habitat " du 8 au 11 mars au parc des expositions.
Sésame :  soit tout un programme d'ouvertures en quelque sorte sur  des chemins souvent pionniers en matière de bien-être en général.
Trois jours de conférences sur des thèmes aussi variés que la naissance ( Céline Landre ), la qualité des eaux du robinet ( Jean-Claude Kuehn ) ,le yoga des yeux en tant qu'approche holistique ( Philippe Cleyet Merle ), ou  les voix au féminin ( Yaël Catherinet ) .
Rencontre encore plus  inattendue , à l'entrée du salon avec Richard Délias, qui offre ses poèmes . Immergé depuis son jeune âge dans l'ambiance des rues de Nice, deux rencontres importantes lui ont permis très vite de comprendre que la joie de vivre ne s'achetait pas et que le plus important pour lui résidait dans les échanges et les liens tissés avec autrui .
Fort de ce constat, il est devenu poète de rue et conteur à la fontaine de Vaucluse.
" Quoi de plus inspirant en effet que Pétrarque pour ma création artistique " ? concède-t-il avec malice.
Sur un pan de mur , trône un de ses nombreux poèmes sur le " Temps " .
Gageure incroyable, il réussit à vivre de ses poésies et contes de rues.
Sûrement l'effet " Pétrarque " !

" Vieillir " 
Accumuler les années
Voir les rides se creuser
Gagner en tranquillité
Ce que l'on perd en rapidité

Mieux se connaître
Mieux s'aimer peut-être
Accepter de paraître
Plus vieux que son être

Rencontrer le présent
Et la valeur du temps
Espèrer secrètement
Vivre tout simplement

Richard DELIAS

dimanche 10 mars 2019

Barbiphobie contre Barbifolies !

L'archétype de  la  " plastique " californienne, haute de ses 29 cm a fêté ses 60 ans le 9 mars dernier et ne paraît évidemment pas son âge, silicone oblige !
Sa créatrice, Ruth Handler qui l'a conçue pour sa  fille Barbara souhaitait ainsi que la petite puisse se projeter dans d'autres rôles que celui de maman ou  nourrice avec les mille et unes professions incarnées par la poupée plastiquement irréprochable !
Cette petite mannequin de chez Mattel, mondialement connue,  fait couler beaucoup d'encre et d'ire, entre ses adeptes inconditionnels et ses opposants radicaux ! Pour les uns, il serait même question de la jeter à la poubelle, " Barbie Paradox " oblige. Un très sérieux économiste propose même le boy-cott de ladite poupée car son concept serait " raciste, irréaliste voire esclavagiste ".
Excusez du peu.
C'est vite oublier que notre sexagénaire siliconée préférée était déjà astronaute en 1965, quatre ans avant le premier pas de l'homme sur la Lune ! La première à arborer une superbe peau noire en 1968 !

Que nenni !
Haro sur la Barbie !

Toujours est-il qu'un milliard de ses " clones " ont été vendus dans le monde depuis sa création et que des millions de petits bras féminins ou masculins se sont amusés avec. Par soucis d'égalité homme-femme justement, une maman déconfite confiait avoir offert à son fiston une Barbie et ne savait plus à quel saint se vouer, suite à cette édifiante polémique anniversaire.
Entre  " barbiphobes " et " barbifous ", l'image de la femme balancerait donc.

Beaucoup d'encre en tous cas pour un sujet somme toute assez dérisoire, sachant que la poupée ne fait pas la femme, et jouer avec une Barbie n'induit pas forcément le mimétisme à tout crin. De là à penser que son  " commerce " ( au sens propre et figuré )  induirait par la suite une épidémie d'anorexiques chez les adolescentes, il y a un gouffre à ne pas franchir .

Question égalité homme-femme, il existe peut-être des sujets moins dérisoires, en ce 9 mars 2019.

Comme celle de cultiver la différence homme-femme, justement, puisque égaux certes, mais différents.
Sans cette différence , hommes-femmes risqueraient de rentrer en rivalité plutôt qu'en complémentarité . Le début de la guerre des sexes ?
A éviter de toute urgence.

dimanche 3 mars 2019

" Comment peut-on être persan " ?

C'est toute l'absurdité pour ne pas dire la bêtise de la question que posait la micro-société parisienne du XVIII siècle en observant ,du bout de sa lorgnette satisfaite et " ethnocentrée",  Rica et Ubek, les deux personnages faussement naïfs de Montesquieu dans ses " Lettes persannes " .

Ces deux perses venus observer la société parisienne et dénoncer ses faux -semblants autant que sa superficialité permettaient ainsi à l'auteur de " L'esprit des lois " de se décentrer, avec un regard quasi " exotique " .

Véritable laboratoire ou expérience scientifique, le voyage de nos deux personnages partis d'Ispahan pour découvrir Paris ont contribué, pour Montesquieu,  dans ce roman épistolaire, à mieux dénoncer, de son château de La Brède, un monde où tout n'est qu'apparence.

" Comment peut-on être persan  " reviendrait en quelque sorte à dire, " Comment peut-on différer de nous " , le centre du monde ?
Des lettres toujours d'une puissante actualité dans un monde normalisé où toute différence est de moins en moins tolérée.

En expérience inverse, et dans la réalité, les jeunes français actuels en voyage en Perse seront agréablement étonnés qu'il ne leur soit jamais demandé :
" Comment peut -on être français " ?


Photo Antoine DEHASPE