vendredi 25 septembre 2026

" Habemus papam ! "

D.R.

Les amateurs se souviendront du film, il y a 15 ans, dont le talentueux et regretté Michel Piccoli incarnait le principal protagoniste, pétri de doutes face à la charge papale monumentale qu'il devait assumer. Tourné au Palais Farnèse et non au Vatican dont l'espace était interdit au  tournage, ce film au titre se référant à l'expression latine séculaire consacrée fut  d 'ailleurs à posteriori prophétique.

La réalité dépassant souvent la fiction, est observée aujourd'hui à la loupe la venue du chef de l'Eglise chrétienne dans le ciel français. Scrutateurs en tous genres y vont de leur commentaire, polémique ou pas.

Au delà du coût de cette visite hors norme, après le dernier passage en Corse, force est de constater que le chef du plus petit pays au monde portera sa voix internationale : une voix fédératrice et un message de rassemblement de paix pour tous les chrétiens du monde.

Qu'un chef d'Etat assiste à la messe ne semble pas si choquant qu'autre chose, laïcité oblige, et les représentants musulmans et juifs ont d'ailleurs souhaité comme il se doit la bienvenue à notre visiteur (aux origines normandes selon les études généalogiques.)

L'occasion pour tous les sceptiques de revoir au moins ce film italien qui démontre à quel point le doute peut autant peser que l'espérance.

La question de la transcendance prend alors ici tout son sens, pour croyants ou non croyants.

Que ce soit la foi qui relie les humains ou l'Art cinématographique pour les aider à se dépasser.

Avec grâce ou pas ...

dimanche 26 juillet 2026

Lever un peu les yeux au ciel !


 Le dernier épisode mémorable pour beaucoup d'entre nous  s'est produit en été 1999,  le prochain est prévu en 2030 : entre les deux, ne pas passer à côté du 12 Août prochain pour observer l'éclipse du soleil ( caché à 97 pour cents ) vers 20heures en s'orientant à l'Ouest. Au soleil couchant donc, avec un peu de hauteur si possible, observer l'événement céleste.

Spectacle garanti pour regarder un peu au dessus de nos têtes ( voire nombrils ! ) en chaussant bien évidemment lunettes appropriées, histoire de ne pas abîmer nos  précieuses rétines . Lunettes de protection accessibles en pharmacie pour environ 4 euros.

Une occasion estivale de spectacle céleste de plein air pour réunir petits et grands et les inviter à regarder un peu plus loin que le bout de la lorgnette !

Que ce soit individuellement ou en collectif, en clubs astronomiques ou pas, il est toujours intéressant d'élargir son regard au delà de son propre horizon !


lundi 1 juin 2026

Quand la lumière d'un phare s'éteint ...

 Edgar Morin, ce penseur infatigable de la complexité humaine nous quitte à l'âge de 104 ans, le 29 Mai, encore des étoiles plein les yeux ! Son secret de jouvence, pour ce travailleur acharné  : l'amour de sa femme.
Philosophe, sociologue, chercheur ( Directeur du C.N.R.S ) et "touche à tout", comme tous les esprits inclassables, il s'adresse ainsi à la jeunesse : 

"Prenez parti pour les forces positives. Les forces d'Union, d'Association, d'Amour, et luttez contre toutes les forces de destruction, de haine et de mépris".

Ce visionnaire, auteur entre autre des "Leçons d'un siècle de vie" en 2021, avant de partir, laissera au delà de ses recherches tous azimuths sur la complexité humaine, un message essentiel aux jeunes générations : cultiver la Bienveillance !

DR

Reprenant une phrase de Pélléas et Mélissandre, il confiera : "Si j'étais Dieu, j'aurais pitié pour le coeur de l'Homme ( Des hommes ) ! "

Sachant dans sa leçon numéro 1 qu'on "ne peut réduire Autrui au pire de ce qu'il est ". Tel est le fondement de sa pensée.

Un peu comme la petite histoire locale des enfants du gardien de phare bellilois de Kerdonis qui prirent le relais à la mort brutale de leur père, pour sauver les marins en péril,  il laisse ce message essentiel à la jeunesse dont la responsabilité sera de  "rallumer les étoiles" et faire triompher la solidarité Humaine !

Pour tenter de sauver cette l'Humanité si malmenée de toute part.

Même si n'est pas Edgar Morin qui veut ...

mercredi 15 avril 2026

La verve qui peut sauver du silence ?

   Lundi 13 Avril dernier, collégiens et lycéens se sont fait brillamment remarquer au Sénat par leur prestation oratoire : le résultat d'un beau travail de valorisation de leurs capacités acquises de réthorique, persuasion et défense de leur liberté d'expression. 

Le film, le Brio, traite de ce sujet.

Pour sa huitième édition, le concours d'éloquence de la jeunesse  permet à tout jeune ( ouvert jusqu'à 30 ans) dont le groupe est porteur du projet  d'exercer ses talents oratoires :  les effets secondaires ou collatéraux pourront favoriser par la suite sa communication  avec autrui,  développer sa confiance en lui-même et pourquoi pas défendre ses droits, le cas échéant ? 

A la genèse de ce projet, une association "Coopérative Indigo" imaginée par Stéphane de Freitas, qui débute à Saint-Denis, Nanterre et Limoges. Au fil des ans, l 'idée s'est élargie et concrétisée au niveau de la Francophonie et à l'international. Et de recruter des salariés pour cette petite graine qui a su germer sur un plan mondial.

L'occasion pour les jeunes de tous horizons d'apprendre le Respect, la Bienveillance et le Dépassement de soi par une écoute active en se révélant par la prise de parole, au delà de leur timidité souvent répandue.

Si cette initiative peut susciter évidemment quelques vocations professionnelles à l'avenir, elle permet  déjà à chacun des volontaires de vivre et défendre à haute voix la liberté d'expression si chère à la France, de la canaliser dans des conditions d'apprentissage et un cadre positif.

D'avancer avec cadre bienveillant et confiance en soi.

vendredi 10 avril 2026

Compostelle ou le " présent du présent " !

Ce n'était pas une blague ce 1er avril dernier, la sortie du film " Compostelle " de Yann Samuell !

Une belle surprise de presque deux heures en tous cas pour ce début de printemps  qui aborde un sujet universel déjà traité de mille façons, et celle-ci en est une efficace, et bien plus encore.
Servi par deux acteurs que tout oppose, Alexandra Lamy (Fred) en mère désabusée et Julien Le Berre (Adam, ça ne s'invente pas) en manque total de repère, le scénario nous mène du Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de Compostelle par la via Podiensis en traversant les sublimes paysages occitans. Les deux  cheminements parallèles et complémentaires du jeune Adam et de Fred, l'enseignante mise à pied pour une gifle, reflètent ici toutes les modifications intérieures en correspondance avec les diversités extérieures des paysages sauvages époustouflants, à commencer par la traverseé de l'Aubrac. Cette marche dite "de rupture" pour Adam reste sa seconde chance pour éviter l'incarcération fatale après ses délits de mineur.

Un film qualifié de "comédie" qui n'en n'est pas vraiment une dans le sens où l'intrigue sociale se joue souvent sur le fil du rasoir. L'auteur retrace avec subtilités les affres intérieures et extérieures des pèlerins en chemin qui ne s'engagent jamais vraiment par hasard sur ce défi, croyants ou non croyants. Moins d'un quart des 70000 pèlerins par jour ne se lancent dans ce marathon hors norme pour des raisons strictement religieuses. La majorité déroule un fil spirituel le long du parcours, au gré des rencontres, de l'ouverture sur l'inconnu et du dépassement de soi.

Plus largement, ce "Compostelle" du 1er Avril 2026, grâce à ses multiples lectures possibles, invite le public à se mettre en marche, quelque soit la distance à parcourir ! Sinon à croire en Dieu à croire au moins en ses possibilités, ce qui reste déjà un bon début !