lundi 1 juin 2026

Quand la lumière d'un phare s'éteint ...

 Edgar Morin, ce penseur infatigable de la complexité humaine nous quitte à l'âge de 104 ans, le 29 Mai, encore des étoiles plein les yeux ! Son secret de jouvence, pour ce travailleur acharné  : l'amour de sa femme.
Philosophe, sociologue, chercheur ( Directeur du C.N.R.S ) et "touche à tout", comme tous les esprits inclassables, il s'adresse ainsi à la jeunesse : 

"Prenez parti pour les forces positives. Les forces d'Union, d'Association, d'Amour, et luttez contre toutes les forces de destruction, de haine et de mépris".

Ce visionnaire, auteur entre autre des "Leçons d'un siècle de vie" en 2021, avant de partir, laissera au delà de ses recherches tous azimuths sur la complexité humaine, un message essentiel aux jeunes générations : cultiver la Bienveillance !

DR

Reprenant une phrase de Pélléas et Mélissandre, il confiera : "Si j'étais Dieu, j'aurais pitié pour le coeur de l'Homme ( Des hommes ) ! "

Sachant dans sa leçon numéro 1 qu'on "ne peut réduire Autrui au pire de ce qu'il est ". Tel est le fondement de sa pensée.

Un peu comme la petite histoire locale des enfants du gardien de phare bellilois de Kerdonis qui prirent le relais à la mort brutale de leur père, pour sauver les marins en péril,  il laisse ce message essentiel à la jeunesse dont la responsabilité sera de  "rallumer les étoiles" et faire triompher la solidarité Humaine !

Pour tenter de sauver cette l'Humanité si malmenée de toute part.

Même si n'est pas Edgar Morin qui veut ...

lundi 18 mai 2026

mercredi 15 avril 2026

La verve qui peut sauver du silence ?

   Lundi 13 Avril dernier, collégiens et lycéens se sont fait brillamment remarquer au Sénat par leur prestation oratoire : le résultat d'un beau travail de valorisation de leurs capacités acquises de réthorique, persuasion et défense de leur liberté d'expression. 

Le film, le Brio, traite de ce sujet.

Pour sa huitième édition, le concours d'éloquence de la jeunesse  permet à tout jeune ( ouvert jusqu'à 30 ans) dont le groupe est porteur du projet  d'exercer ses talents oratoires :  les effets secondaires ou collatéraux pourront favoriser par la suite sa communication  avec autrui,  développer sa confiance en lui-même et pourquoi pas défendre ses droits, le cas échéant ? 

A la genèse de ce projet, une association "Coopérative Indigo" imaginée par Stéphane de Freitas, qui débute à Saint-Denis, Nanterre et Limoges. Au fil des ans, l 'idée s'est élargie et concrétisée au niveau de la Francophonie et à l'international. Et de recruter des salariés pour cette petite graine qui a su germer sur un plan mondial.

L'occasion pour les jeunes de tous horizons d'apprendre le Respect, la Bienveillance et le Dépassement de soi par une écoute active en se révélant par la prise de parole, au delà de leur timidité souvent répandue.

Si cette initiative peut susciter évidemment quelques vocations professionnelles à l'avenir, elle permet  déjà à chacun des volontaires de vivre et défendre à haute voix la liberté d'expression si chère à la France, de la canaliser dans des conditions d'apprentissage et un cadre positif.

D'avancer avec cadre bienveillant et confiance en soi.

vendredi 10 avril 2026

Compostelle ou le " présent du présent " !

Ce n'était pas une blague ce 1er avril dernier, la sortie du film " Compostelle " de Yann Samuell !

Une belle surprise de presque deux heures en tous cas pour ce début de printemps  qui aborde un sujet universel déjà traité de mille façons, et celle-ci en est une efficace, et bien plus encore.
Servi par deux acteurs que tout oppose, Alexandra Lamy (Fred) en mère désabusée et Julien Le Berre (Adam, ça ne s'invente pas) en manque total de repère, le scénario nous mène du Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de Compostelle par la via Podiensis en traversant les sublimes paysages occitans. Les deux  cheminements parallèles et complémentaires du jeune Adam et de Fred, l'enseignante mise à pied pour une gifle, reflètent ici toutes les modifications intérieures en correspondance avec les diversités extérieures des paysages sauvages époustouflants, à commencer par la traverseé de l'Aubrac. Cette marche dite "de rupture" pour Adam reste sa seconde chance pour éviter l'incarcération fatale après ses délits de mineur.

Un film qualifié de "comédie" qui n'en n'est pas vraiment une dans le sens où l'intrigue sociale se joue souvent sur le fil du rasoir. L'auteur retrace avec subtilités les affres intérieures et extérieures des pèlerins en chemin qui ne s'engagent jamais vraiment par hasard sur ce défi, croyants ou non croyants. Moins d'un quart des 70000 pèlerins par jour ne se lancent dans ce marathon hors norme pour des raisons strictement religieuses. La majorité déroule un fil spirituel le long du parcours, au gré des rencontres, de l'ouverture sur l'inconnu et du dépassement de soi.

Plus largement, ce "Compostelle" du 1er Avril 2026, grâce à ses multiples lectures possibles, invite le public à se mettre en marche, quelque soit la distance à parcourir ! Sinon à croire en Dieu à croire au moins en ses possibilités, ce qui reste déjà un bon début !


vendredi 27 février 2026

De " l'intimité " à " l'attachement " : une 51 ième cérémonie attachante !

Pour la 51 ième cérémonie des César, les femmes n'auront pas démérité cette année car mises particulièrement à l'honneur pour l'acuité de leurs regards sur le monde en général et les relations humaines en particulier. 

Benjamin Lavernhe, secondé de Camille Cottin, Pierre Lottin and cie, incarnait avec brio le Maître de cérémonie parfois désopilant en apparence, aux propos graves et lucides sur notre actualité : la définition du Talent en majuscule en somme. On apprendra d'ailleurs ce soir-là, de différentes voix, à quel point l'intelligence collective prime sur l'intelligence artificielle, pour le monde  du cinéma français, du moins : de quoi voir l'avenir d'un oeil moins sombre ! 

D.R.
" L'attachement ", de Carine Tardieu,  adapté du roman " l'intimité " d'Alice Ferney ( Actes Sud .2020 ) met en lumière, entre autre, toute la délicatesse du jeu de Valéria Bruni-Tedeschi en quinquagénaire féministe aguerrie, remise profondément en question par son petit voisin de palier de six ans, Elliot. Elle partagera avec lui (et ce qui lui reste de famille), sa douloureuse traversée du désert maternel. Ce film " chorale " tourné à Rennes, dissèque avec nuances infimes les liens sensibles d'attachement qui peuvent se nouer entre un petit garçon déboussolé par le décés de sa maman morte en couches et une inconnue, pourtant si proche géographiquement. Liens du sang et liens du coeur sont ainsi observés à la loupe. 

Rien de surprenant que ce film délicat remporte à lui tout seul trois César, et de taille : celui du meilleur film, meilleur second rôle pour Vimala Pons et meilleur scénario adapté de Raphaële Moussafir et Agnès Fèvre.

On appréciera ce soir-là les libertés que seuls les acteurs peuvent parfois se permettre pour exprimer avec quelques provocations humoristiques, dérision pour ne pas dire cynisme les indignations sociétales.

La toute  nouvelle recrue, Ministre de la Culture présente, aura ainsi entendu en direct les doléances de ceux qui attendent sans doute beaucoup d'elle et reconnaissent tout autant la France pour leur libre et saine liberté d'expression !

En présence de Jim Carrey, canadien d'origine française, César d'honneur venu tout droit des U.S.A .