Dans la série du "marronier" du mois, à savoir "les voeux", quelques petites nuances pourraient s'ajouter au thème du précédent billet d'humeur :
Si certains mettent encore du coeur à l'ouvrage dans ce rituel, certes devenu anachronique, il faut bien réaliser que parfois, mieux vaudrait ne rien recevoir du tout que des voeux en pilotage "automatique", sans âme, pour ne pas dire impersonnels.
Le bal des faux-jetons s'ouvre aussi en cette période annuelle où les ( bonnes ? ) intentions ( dont l'enfer semble pavé, dit-on ) ne sont pas toujours celles espérées, et pourquoi ne pas l'énoncer, confuses , vides de sens et creuses. Ce que certains nommeraient ici un langage "performatif " qui n'implique rien d'autre que lui même et n'engage que celui qui veut bien y croire ! Un exercice somme toute assez facile et banal, désincarné, pour s' accorder une pseudo "bonne conscience" annuelle, provenant d'expéditeurs peu enclins à l'introspection bien que centrés sur eux-mêmes.
Dans ces cas précis, on se réjouirait presque de ne rien recevoir du tout !
Remerciements donc, en creux, pour tous ces "voeux" de pacotille non reçus qui permettent d'opérer un tri salutaire dans une vie qui tendrait à privilégier l'essentiel du superflu !
Restent les fidèles parmi les fidèles, dont les paroles s'accordent aux actes et réciproquement.
Pour les voeux "lucratifs" ou à intérêts variables selon les époques de la vie, on sera allégés de ne plus les trouver, détoxification hivernale oblige !
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