Les temps changent à la vitesse du T.G.V et les amateurs d'envois postaux pourront aller se rhabiller en ce premier jour de la nouvelle année ; et ce n'est pas au Danemark qu'ils pourront se consoler ; la poste du service public n'y semblant plus assez rentable aux dernières nouvelles. Quant à la poste française, elle subirait des cyberattaques .
Il faudra donc s'accrocher cette année 2026 pour céder à cet anachronique rituel pourtant si rassérénant : (re) prendre contact avec des relations parfois délaissées pour leur assurer, de loin, par l'espace ou le temps, notre degré du lien d'attachement, quelqu'il soit. Proche ou lointain, peu importe : juste l'occasion d'un vivant de manifester à un autre vivant sa gratitude d'être toujours vivant, somme toute !
Restera la solution devenue si banale des cartes de voeux éléctroniques, aussi désincarnées qu'expédiées à la va-vite, au sens propre et figuré. Dupliquées à l'infini, c'est pratique, on gagne du temps et de l'argent.
Les plus tenaces ou persévérants, pour ne pas dire passionnés, choisiront les motifs de leur choix, avec plus ou moins de goût, et en fonction du destinataire ; ne dit-on pas de toutes façons, que "c'est l'intention qui compte" ? Ceux qui en sont hélàs totalement dépourvus ne rencontreront évidemment pas ce problème.
Quant à celles et ceux qui prennent un malin plaisir à confectionner eux-mêmes ces dites cartes rituelles de voeux, à les personnaliser, ils seront sans doute montrés du doigt dans un monde qui tourne décidément bien à l'envers !
Quelle idée saugrenue que de perdre son temps en de telles vaines occupations ! (comprendre "non rentables" avec cet adjectif).
Pour le choix du timbre, celui qui fait voyager autant le contenu que le contenant , il est réservé aux récalcitrants qui s'accrochent encore à ce qu'ils ont toujours connu depuis leur enfance : leur altérité.
Les collectionneurs, de leur côté, pourront se consoler à leur humble manière en ouvrant la boîte à miracles de toutes les cartes de voeux, d'anniversaire ou autre conservées depuis qu'ils savent lire et écrire.
Un ultime acte de "résistance" sans doute par un 1er janvier 2026 ?

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