vendredi 22 août 2025

Les marronniers de la rentrée !

 La langue française nous offre des termes fleuris à foison selon les saisons et il en demeure un  qui fait toujours recette : le marronnier . En terme journalistique, il ferait référence aux sujets dits " faciles " qui ne demandent aucune créativité particulière, liés au simple agenda ; une facilité à laquelle il est difficile de ne pas céder ,surtout en période encore creuse :

Les glaces estivales, les raclettes  en hiver, voire le sempiternel sujet de la rentrée scolaire qui coûterait toujours plus cher chaque année, malgrè les allocations versées récemment au passage.

Et les tests comparatifs vont bon train entre différentes enseignes ou formules possibles pour ne pas sombrer dans le piège du consumérisme grégaire .

Une pépite entendue toujours par hasard  cette année pour certains petits élèves de maternelles : les directeurs d'école auront besoin de beaucoup de recul et d'humour pour déléguer à leurs A.T.S.E.M ( Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles )  le soin de ...changer les couches des jeunes écoliers pas encore " propres " comme on dit . Peut-être faudra-t-il aussi demander un supplément d'allocations d'hygiène de propreté pour ces enfants à qui il n'a pas été appris la propreté à la maison ? Il faut dire que les temps changent si vite ; sûrement la faute au réchauffement climatique, la faute à Voltaire ou Rouseau qui sait ?

Le monde animal qui nous entoure reste en cela parfois bien plus efficace  en terme d'apprentissage de la propreté à sa progéniture , sauf exception ? La plupart font leur " job", presque instinctivement il faut bien le dire.

 " Tâche "  ingrate , si l'on peut oser se le permettre, pour les auxiliaires de maternelles qui se voient ainsi ( rétro) gradées au rang de puéricultrice ? Noble  mission  il est vrai, hélàs différemment  peu reconnue dans ce cas précis !

Aucune info particulière sur ce peu ragoutant sujet dans les " marronniers " de la presse à ce jour !

Bon courage aux éducateurs et aide-éducateurs confrontés à ces nouvelles problématiques à la hausse .

N.B  : l'école étant en France obligatoire à partir de 3 ans depuis 2019, cette tâche est dans l'attribution officielle des A.T.S.E.M en tout premier contact avec les écoliers.


vendredi 8 août 2025

Adieu spatio temporel au poète disparu !

Tu ressemblais à Van Gogh avec ta pipe , les mots dans ta boîte à outils. Perdu de vue peut-être, mais toujours avec nous. Tes poésies de Monthiers intactes. Te v'la envolé tel l'Albatros. Dans nos coeurs trop gros tu restes, à des années-lumière. Le temps glisse sur nos liens amis. Tu étais des nôtres, avec ou sans Dieu. Dans les bulles de ta Champagne tu as implosé, notre bel ami professeur- jardinier .




Hommage  en différé de ton pote M.L. 


Alain, le poète s'en va .

Quand Alain sort du bois, c'est
Bien parce qu'il rime avec
Les mots qu'il a lus et ressassés 
Les maux fumés au tabac sec

Dans sa pipe chaude et moite,
Il trouve l'inspiration du poète,
Il met ses ennemis en boîte,
Avec des vers d'un style honnête.

Comme Brassens, à soixante ans, tu casses ta pipe,
Idem à l'idole, sans sa supplique pour Sète,
Tu pars rejoindre le Créateur en principe,
Et tu vois à livre ouvert, le Verbe être
Éternel !



vendredi 1 août 2025

" Un beau dimanche "

Un titre simple comme bonjour pourrait-on dire, pour honorer un jour qui en inspire certains et désespère souvent d'autres, loin de toute ferveur excessive, pour le septième film de Nicole Garcia.
Parmi "un dimanche à la campagne" ou "un long de dimanche de fiançaille", celui-ci promet bien des secrets mis à jour ! Il s'agira en l'occurrence ici d'un dimanche de Pentecôte, pour rester précis !

D.R.
La vacance des vacances estivales permet donc parfois de revoir ou découvrir des films, même datant de plus de dix ans, pour peu qu'on soit patients et adeptes du sujet de prédilection de Nicole Garcia : les liens familiaux.

Révélation ici de son propre fils, Pierre Rochefort, pour qui le film semble taillé sur mesure : un fils "de" , doublement attendu au tournant donc, même si son père, Jean Rochefort, ne l'a jamais élevé.

Tout en retenu, un peu bancal mais d'une bienveillance naturelle, Baptiste, ce jeune instituteur, va de ville en ville par choix du renouvellement. Il se retrouve un beau jour avec son élève Mathias sur les bras, en  C.M.2 au Vigan dans le Gard, "oublié" par son père à la sortie de l'école. Trop occupé à son "business" de coursier de voitures de luxe à Monaco sans doute ? Dans cette première partie un peu au ralenti, il s'agira pour l 'instituteur de ramener l 'enfant à sa mère,  Sandra, elle aussi débordée par son travail de serveuse, histoire de la responsabiliser. Et ce jeune trio bancal, en guise de famille de substitution, se met ainsi en place par un concours de circonstances hasardeuses et avouons-le, avec beaucoup d'invraissemblances, quant au principe de réalité.

Mais peu importe.

D'emblée, on sent bien que les regards appuyés de l'instituteur portés sur ce  jeune garçon égaré, par manque de "place" concédée, lui rappelle à lui aussi quelque chose...
Pour qui ne comprend pas les non-dits et les subtilités en "creux" de Nicole Garcia, passer son chemin d'urgence ! 

Pour les autres, ils apprécieront la délicatesse sous-jacente et l'extrême sensibilité dévoilée dans les silences qui en disent si long. Ils font tellement partie intégrante de cette petite musique-là !

L'instituteur, on l'aura deviné, un peu en perte de repères, s'attachera donc instantanément à ce jeune élève perdu dont il va spontanément s'occuper. Sandra (Louise Bouguoin), la maman prise dans les filets de mafieux à qui elle doit 50 000 euros, va ainsi trouver son sauveur !

La seconde partie du film replonge dans le passé notre instituteur  "sauveur" écorché-vif ; passé fui  pour des raisons familiales peu glorieuses. Le retour dans son milieu bourgeois et affairiste fera remonter à la surface des secrets bien peu avouables sur la lâcheté des uns et l'extrême lucidité des autres. 

Secret mis au grand jour pourtant pour une libération salvatrice !

La nature des liens familiaux et leur subtile interaction, dans deux milieux sociaux diamétralement opposés sont ici dépeints à la loupe ; et notre trio, aussi improbable qu'atypique, laissera chacun à ses  responsablités en toute bonne mais aussi surtout mauvaise conscience.

Un beau cadeau de Nicole Garcia à son fils, Pierre Rochefort, ici révélé, presque contre lui-même,  autant qu'aux spectateurs dont les yeux savent voir plus loin que les apparences au royaume des profondeurs  !


samedi 19 juillet 2025

" Les misérables " : entre Bordeaux, Paris et Marseille virtuel


 Le Monument littéraire de Victor Hugo adapté au cinéma ou au théâtre depuis 1909 refait surface  encore cette année, entre les terres girondines et Paris. Après  son  dernier " Radin " et  " les chèvres ", le réalisateur Fred Cavayé a débuté le tournage de cette énième adaptation le 17 juillet dernier dans le petit village girondin de Saint-Macaire, où la place Marcadiou représente une place marseillaise virtuelle.

Tournage à Saint-Macaire. D.R.

Un chambardement inattendu pour les habitants, surpris par toute l'équipe du tournage qui a investi cet endroit si paisible. Les archétypes de Jean Valjean, de l'inspecteur Javert, Fantine  ou l'impitoyable couple des Thénardier seront ici incarnés par une brochette d'acteurs incontournables tels que Vincent Lindon, Camille Cottin  ou Benjamin Laverne. Des " inspirés " à la hauteur de la performance .

Comme Rochefort devenu si célébre avec ses  "demoiselles", le vieux port marseillais avec Marius de Marcel Pagnol, ou  encore  Belle -île- en mer avec Sarah Bernhardt peut-être cette petite bourgade jusque là inconnue au bataillon connaîtra-t-elle ses lettres de noblesse à cette occasion ?

 Toujours est-il que les habitants ont eu la possibilité de jouer les figurants et d'assister aux séances " H.M.C "( Habillage, maquillage , coiffure ).

Avec un casting si prometteur, espèrons que cette relecture ambitieuse de la fresque sociale et humaine soit à la hauteur du génie Hugolien : une sacrée gageure qui ne manquera pas de souffrir ou pas des comparaisons, comme chaque adaptation de chef d'oeuvres littéraires !

Quant à l'auteur, devenu immortel par son oeuvre intemporelle, on se souviendra de sa phrase concernant son roman : " Mes amis, retenez ceci : il n'y a pas de mauvaise herbe, ni de mauvais homme, il n'y a  que de mauvais cultivateurs " .

Telle est l'ambition du réalisateur à qui nous souhaitons un franc succès . Rendez-vous le 11 novembre 2026 !


mercredi 16 juillet 2025

Les adultes dans le sillage des enfants !



Parmi les beaux souvenirs d'enfance, demeurent ceux dédiés aux  rituels  "Cahiers de Vacances" pendant les étés à rallonge parfois interminables : les cahiers de vacances meublaient bien souvent les jours de pluie et réservaient des moments de distraction inoubliable ; seuls ou sous l’œil distrait d'un adulte en surplomb, ils réservaient de savoureux moments intemporels.

Est-ce pour prolonger ces souvenirs nostalgiques que l'offre s'est  tellement diversifiée et étendue aux vieux enfants que nous sommes devenus ? Est-ce juste une opération "marketing" qui "cartonne" comme on dit ?
Toujours est-il que petits et grands peuvent désormais de concert, quel que soit son âge, s'adonner à son propre "cahier de vacances" : pléthore de styles sont proposés et il serait rare que le vacancier ne trouve pas "chaussure à son pied". Il aurait ici plutôt l'embarras du choix à observer les têtes de gondoles des rayons culturels, grandes ou petites surfaces compris.

Il y en aura pour tous les goûts : que l'on veuille préparer son entrée en fac de droit, que l'on souhaite mener son enquête policière, jouer avec les mots ou en savoir  toujours un peu plus sur qui on est, toujours sur le mode ludique! De quoi changer des sempiternels et lassants mots fléchés.

Une manière comme une autre de ne pas trop laisser son cerveau estival en jachère afin qu'il ne fonde pas comme neige au soleil ; dix minutes par ci, dans le bus, dix minutes par là sur la terrasse ombragée d'un jardin privé ou public, et le tour est joué ! Le temps passe ainsi  à la vitesse grand V, en solo ou à plusieurs.

Photo H-D

Non,  "ce n'était pas mieux avant" comme répètent à l'envi certains indécrottables ronchons, c'était juste différent !
La curiosité insatiable, la culture subsistent, éternelles fenêtres, qui s'ouvrent juste sur d'autres modes. Le support papier a encore de beaux jours devant lui, à en croire les ventes qui explosent à cette saison !

De quoi conserver un brin d' espoir et activer son neurone en s'amusant, quelque soit la température ambiante.

Cela ne remplacera peut-être pas les "petits bacs" ou "morpions" imaginés juste avec un crayon ou un papier dans les années 70, voire un bâton et un caillou sur le sable mouillé, mais l'esprit reste identique . Sans oublier les nuages à qui l'on prêtait toutes formes de formes saugrenues ou pas pour filer avec eux.

Phénomène assez inexpliqué en France cependant : les ventes des cahiers pour enfants stagnent voire baissent alors que les ventes pour adultes explosent ! 

L'occasion  présente sans doute aussi de réunir enfants et parents dans une même ouverture ludique pour explorer, même parfois immobiles, le vaste monde qui nous entoure ?