lundi 27 octobre 2025

L'esprit de justice récompensé !

 "Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie" écrivait le journaliste engagé, épris de justice, Albert Londres.

C'est en son honneur que fut crée en 1933, le prix Albert Londres, récompensant le journalisme d'investigation de terrain de reporters à la fois audacieux et exigeants.

Cette année, pour la 87 ième édition, les récompenses se sont déroulées à Beyrouth au musée national du Liban (où elles n'avaient pas pu se dérouler en 2024), pour révéler le subtil talent journalistique de Julie Brafman, chroniqueuse judiciaire à Libération pour son recueil : "le vertige de l'aveu" ; il relate dix enquêtes judiciaires et ses coulisses entre les différentes parties, écrites comme des nouvelles, d'une plume ciselée où chaque mot pèse.

Reconnaissance assez exceptionnelle dans cette catégorie journalistique si spécifique  d'une chroniqueuse judiciaire.



samedi 4 octobre 2025

La voix de son Maître ?

Il fallait y penser : une idée saugrenue autour de laquelle bâtir une histoire de relations humaines, à savoir un répondeur téléphonique !

Histoire d'apparente légèreté, créée par Luc Blanvillain et adaptée au cinéma avec brio et finesse par la réalisatrice Fabienne Godet, servie par des acteurs qui jouent juste, que ce soit Denis Podalydès ou le surprenant Salif Cissé.

DR

Le thème universel du double est ici abordé en profondeur autour de la voix (fatiguée) d'un écrivain qui entend la prêter à un  "sous-traitant"  de talent pour l'occasion !
Usé de répondre aux appels incessants des uns et des autres, ce romancier reconnu mais un peu en retrait propose donc  à un imitateur talentueux, rencontré par hasard, de prendre sa voix pour ...reposer la sienne ! Et en profiter pour prétendre écrire sans être constamment interrompu par ses proches ou moins proches. Idée loufoque qui semble fonctionner au cours de cette histoire qui se déroule à une époque où chacun cherche à rester en contact sans jamais vraiment s'engager.

C'était sans compter la personnalité de l'imitateur, imitant certes à la perfection, mais dont la fraîcheur et l'authenticité vont bousculer progressivement le cours de la vie relationnelle dudit propriétaire de cette fameuse Voix ! Et de tout son entourage, par ricochets.

Subtilement, les nouvelles interactions croisées entre les différents protagonistes vont faire évoluer une situation qui semble échapper de plus en plus à l'initiateur du projet !

L'occasion ici de s'immerger dans l'univers des artistes, établis ou pas, et du travail de création qui navigue sans cesse entre imaginaire et réalité.

Une belle surprise, tout en nuances, où les silences en disent souvent long, sur la communication, désincarnée ou pas, l'attention à l'autre, l'écoute et la Création !


jeudi 2 octobre 2025

" Huttopia " *

C'est le jour de la lune,

Droits réservés

le marché de Fontvieille :

Senteurs provençales,

Couleurs automnales

Impressionnistes !

Des épices deci-delà , 

du pain frais, blanc ou noir,

De quoi se rhabiller 

pour l'hiver à venir

Et surtout les bouquets de 

mots de Marie Bolus

à l'envi.

En prose ou en poésie

Tels des confettis

Ces contes et merveilles

d'une " Mamie Noisette "

à faire pâlir l' Alphonse,

Ancêtre des lieux

Eternels.

*Hutoppia


vendredi 22 août 2025

Les marronniers de la rentrée !

 La langue française nous offre des termes fleuris à foison selon les saisons et il en demeure un  qui fait toujours recette : le marronnier . En terme journalistique, il ferait référence aux sujets dits " faciles " qui ne demandent aucune créativité particulière, liés au simple agenda ; une facilité à laquelle il est difficile de ne pas céder ,surtout en période encore creuse :

Les glaces estivales, les raclettes  en hiver, voire le sempiternel sujet de la rentrée scolaire qui coûterait toujours plus cher chaque année, malgrè les allocations versées récemment au passage.

Et les tests comparatifs vont bon train entre différentes enseignes ou formules possibles pour ne pas sombrer dans le piège du consumérisme grégaire .

Une pépite entendue toujours par hasard  cette année pour certains petits élèves de maternelles : les directeurs d'école auront besoin de beaucoup de recul et d'humour pour déléguer à leurs A.T.S.E.M ( Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles )  le soin de ...changer les couches des jeunes écoliers pas encore " propres " comme on dit . Peut-être faudra-t-il aussi demander un supplément d'allocations d'hygiène de propreté pour ces enfants à qui il n'a pas été appris la propreté à la maison ? Il faut dire que les temps changent si vite ; sûrement la faute au réchauffement climatique, la faute à Voltaire ou Rouseau qui sait ?

Le monde animal qui nous entoure reste en cela parfois bien plus efficace  en terme d'apprentissage de la propreté à sa progéniture , sauf exception ? La plupart font leur " job", presque instinctivement il faut bien le dire.

 " Tâche "  ingrate , si l'on peut oser se le permettre, pour les auxiliaires de maternelles qui se voient ainsi ( rétro) gradées au rang de puéricultrice ? Noble  mission  il est vrai, hélàs différemment  peu reconnue dans ce cas précis !

Aucune info particulière sur ce peu ragoutant sujet dans les " marronniers " de la presse à ce jour !

Bon courage aux éducateurs et aide-éducateurs confrontés à ces nouvelles problématiques à la hausse .

N.B  : l'école étant en France obligatoire à partir de 3 ans depuis 2019, cette tâche est dans l'attribution officielle des A.T.S.E.M en tout premier contact avec les écoliers.


vendredi 8 août 2025

Adieu spatio temporel au poète disparu !

Tu ressemblais à Van Gogh avec ta pipe , les mots dans ta boîte à outils. Perdu de vue peut-être, mais toujours avec nous. Tes poésies de Monthiers intactes. Te v'la envolé tel l'Albatros. Dans nos coeurs trop gros tu restes, à des années-lumière. Le temps glisse sur nos liens amis. Tu étais des nôtres, avec ou sans Dieu. Dans les bulles de ta Champagne tu as implosé, notre bel ami professeur- jardinier .




Hommage  en différé de ton pote M.L. 


Alain, le poète s'en va .

Quand Alain sort du bois, c'est
Bien parce qu'il rime avec
Les mots qu'il a lus et ressassés 
Les maux fumés au tabac sec

Dans sa pipe chaude et moite,
Il trouve l'inspiration du poète,
Il met ses ennemis en boîte,
Avec des vers d'un style honnête.

Comme Brassens, à soixante ans, tu casses ta pipe,
Idem à l'idole, sans sa supplique pour Sète,
Tu pars rejoindre le Créateur en principe,
Et tu vois à livre ouvert, le Verbe être
Éternel !