Si le mois de Novembre annonce les jours qui déclinent, la cueillette des champignons ou déjà les lumières de Noêl, il reste le rendez-vous incontournable de la remise des prix .
Certains plus prestigieux que d'autres, sont paradoxalement et pécunièrement parlant en proportion inverse à leur notoriété ! Ainsi le " Graal " des graals qui assurera sans aucun doute la renommée assurée pour la postérité, le prix Goncourt, aura l'immense honneur de se voir rétribuer un chèque hautement symbolique de...dix euros ! Le natif de Descartes en Touraine sera sans doute plus sensible à la reconnaissance transcendée venue d'ailleurs avec sa " Maison vide " ! Pour l' écrivain de 58 ans, Laurent Mauvignier, on imagine que la satisfaction se trouve plus " d'en être " que d'en avoir ! Même si l'un n'exclut pas toujours l'autre . Quant aux prix Fémina ou Médicis, crées pour contrebalancer les Goncourt, à l'époque, peu soucieux du talent féminin en général, ils seront sans doute un peu plus " lucratifs " .
Emmanuel Carrère, fils de la russophyle Hélène Carrère d'Encausse, quant à lui, se satisfera du prix Médicis aujourd'hui, avec " Kolkhoze" qui partage avec le prix Goncourt le goût de la fresque familiale -fleuve vu ses 560 pages au compteur !
Pour ceux qui seraient plus intéressés par l "'Avoir " avec un grand A, conseillons au passage la recherche du prix Nobel qui s'élèverait à 830000 euros !
De quoi confirmer que le mariage des chiffres et des lettres ne va pas toujours de soi en général, et que de l'être ou de l'avoir, il convient parfois de choisir.
* A noter, le " prix Varenne " crée en 1988 en hommage au fondateur du journal " La Montagne ", composé de 8 catégories; récompensant le talent dans le domaine journalistique. Cette année se sont distingués, entre autre, Fabien Leboucq et Malrlène Decreusefond pour une enquête parue en juin 2025 dans le journal Libération sur les violences dans la Police.