jeudi 1 janvier 2026

Cartes de voeux aux oubliettes ?

Les temps changent à la vitesse du T.G.V et les amateurs d'envois postaux pourront aller se rhabiller  en ce premier jour de la nouvelle année ; et ce n'est pas au Danemark qu'ils pourront se consoler ; la poste du service public n'y semblant plus assez rentable aux dernières nouvelles. Quant  à la poste française, elle subirait des cyberattaques . 

Il faudra donc s'accrocher cette année 2026 pour céder à cet anachronique rituel pourtant si rassérénant : (re) prendre contact avec des relations parfois délaissées pour leur assurer, de loin, par l'espace ou le temps, notre degré du lien d'attachement, quelqu'il soit. Proche ou lointain, peu importe : juste l'occasion d'un vivant de manifester à un autre vivant sa gratitude d'être toujours vivant, somme toute !

Restera la solution devenue si banale des cartes de voeux éléctroniques, aussi désincarnées qu'expédiées à la va-vite, au sens propre et figuré. Dupliquées à l'infini, c'est pratique, on gagne du temps et de l'argent.

Les plus tenaces ou persévérants, pour ne pas dire passionnés, choisiront les motifs de leur choix, avec plus ou moins de goût, et en fonction du destinataire ; ne dit-on pas de toutes façons, que "c'est l'intention qui compte" ?  Ceux qui en sont hélàs totalement dépourvus ne rencontreront évidemment pas ce problème.

Quant à celles et ceux qui prennent un malin plaisir à confectionner eux-mêmes ces dites cartes rituelles de voeux, à les personnaliser, ils seront sans doute montrés du doigt dans un monde qui tourne décidément bien à l'envers !


Quelle idée saugrenue que de perdre son temps en de telles vaines occupations ! (comprendre "non rentables" avec cet adjectif).

Pour le choix du timbre, celui qui fait voyager autant le contenu que le contenant , il est réservé aux récalcitrants qui s'accrochent encore à ce qu'ils ont toujours connu depuis leur enfance : leur altérité.

Les collectionneurs, de leur côté, pourront se consoler à leur humble manière en ouvrant la boîte à miracles de toutes les cartes de voeux, d'anniversaire ou autre conservées depuis qu'ils savent lire et écrire.

Un ultime acte de "résistance" sans doute par un 1er janvier 2026 ?


jeudi 20 novembre 2025

L'embellie informationnelle !

Parmi le flot incessant d'informations anxiogènes qui sévissent le plus souvent aux journaux télévisés, une éclaircie, avec la présentation d'une drôle de trouvaille : " la fédération française des trucs qui marchent" !
Il ne s'agit pas d'un gag puisque cette très sérieuse initiative a fait son cirque le 17 novembre dernier au cirque d'hiver Bouglione en présentant les dernières initiatives françaises aussi originales qu'efficaces.

Une patrouille, co-fondatrice de ce mouvement composée de Christophe Arnoux (64), Raphaël Ruegger (18) et Théo Cavierzel (52) a fait son tour de France en 2022 pour répertorier toute initiative permettant d'améliorer à la base et sur le terrain la vie des administrés. La seule exigence : qu'elle soit locale, efficace et duplicable ! Et ce sont parfois les idées les plus simples qui ont du génie !

Assez pragmatiques, ces trois "mousquetaires" ont décidé de relever les manches et valoriser les idées de terrain, adaptées à la réalité, originales et surtout qui facilitent la vie de tous les jours.

Forts de leurs soutiens de plus en plus nombreux, dont la MACIF,  AXA ou autres, ils initient une énergie positive qui fait tant défaut actuellement.

Les propositions restent à la fois accessibles et ancrées dans le réel : loin des idées hors sol inapplicables et souvent coûteuses d'experts en expertises d'audits !

Avant les prochaines élections municipales, un coffret de fiches va être créé valorisant les expériences locales positives qui font avancer les choses.

Le bon sens à retrouver qui sait, loin des expérimentations en tous genres, hors sol, de certaines de nos élites  déconnectées ?

Site Internet de la Fédération française des Trucs qui marchent !


mercredi 5 novembre 2025

La différence entre " être " et " avoir " ?

 Si le mois de Novembre annonce les jours qui déclinent, la cueillette des champignons ou déjà les lumières de Noêl, il reste le rendez-vous incontournable de la remise des prix .

Certains plus prestigieux que d'autres, sont paradoxalement et pécunièrement parlant en proportion inverse à leur notoriété ! Ainsi le " Graal " des graals qui assurera sans aucun doute la renommée  assurée pour la postérité, le prix Goncourt, aura l'immense honneur de se voir rétribuer un chèque hautement symbolique de...dix euros ! Le natif de Descartes en Touraine sera sans doute plus sensible à la reconnaissance transcendée  venue d'ailleurs avec sa " Maison vide " ! Pour l' écrivain de 58 ans, Laurent Mauvignier, on imagine que la satisfaction se trouve plus " d'en être " que d'en avoir ! Même si l'un n'exclut pas toujours l'autre . Quant aux prix Fémina ou Médicis, crées pour contrebalancer les Goncourt, à l'époque, peu soucieux du talent féminin en général, ils seront sans doute un peu plus " lucratifs " .

Emmanuel Carrère, fils de la russophyle Hélène Carrère d'Encausse,  quant à lui, se satisfera du prix Médicis aujourd'hui, avec " Kolkhoze" qui partage avec le prix Goncourt le goût de la fresque familiale -fleuve vu ses 560 pages au compteur ! 

Pour ceux qui seraient plus intéressés par l "'Avoir  " avec un grand A, conseillons au passage la recherche du prix Nobel qui s'élèverait à 830000 euros ! 

De quoi confirmer que le mariage des chiffres et des lettres ne va pas toujours  de soi en général, et que de l'être ou de  l'avoir, il convient parfois de choisir.

* A noter, le " prix Varenne " crée en 1988 en hommage au fondateur du journal " La Montagne ", composé de 8 catégories; récompensant le talent dans le domaine journalistique. Cette année se sont distingués, entre autre, Fabien Leboucq et Malrlène Decreusefond pour une enquête parue en juin 2025 dans le journal Libération sur les violences dans la Police.


mercredi 29 octobre 2025

Mots pour maux ?

 Dans la longue collection des étiquetages en " dys " qui fleurissent parfois de jour en jour chez les éminents spécialistes, ajoutons à notre collection un mal qui ne répand certes pas la terreur comme dans le poème des  " animaux malades de la peste " de la Fontaine, mais qui peut générer au passage la richesse de chirurgiens esthétiques peu scrupuleux : 

il s'agit ici de la " dysmorphophobie " : un mot à rallonde qui s'éclaire , comme souvent, avec les éthymologies ; les " patients " reconnus comme tels souffriraient d'un rapport à leur corps biaisé où chaque imperfection serait grossie à la loupe par le propriétaire de cette enveloppe corporelle ; d'autant plus à des âges de la vie charnières comme ceux de l'adolescence par exemple, voire plus tardifs...

Les causes de cette vision tronquée de ce corps par essence non parfait, puisqu'humain, proviendraient entre autres, d'un entourage peu complaisant, pour ne pas dire prompt à la critique du moindre détail.

L'expression populaire du " détail qui tue " prendrait ainsi ici tout son sens ! Les causes génétiques rares une fois écartées, bien évidemment .

Ainsi une assymétrie quelconque porterait son propriétaire à avoir recours au bistouri pour la corriger et faire le beurre des experts en chirurgie plastique . Et ce, à des âges parfois précoces ! L'orthorexie dentaire illustrant une partie de ce domaine où des outrances exhorbitantes sont à dénoter. Une affaire très rentable au demeurant pour les prestataires dudit " service" .

On imagine mal les répercussions invisibles sur un être être humain, encore plus en construction, de remarques désobligeantes sur son  simple aspect physique, surtout si elles s'avèrent généralement gratuites et sans fondement réel.

Ainsi le " mal-être " des uns faisant le " bonheur " des autres, pour qui, apparence ou compte en banque priment sur toute autre considération, assiste-t-on à l'explosion de ce nouveau phénomène social, ajoutant du mal-être au mal-être général ambiant !

D'où l'importance, dans l'Education, en général et en particulier si possible, d'ériger comme principe de précaution élémentaire, le  respecter l'autre, à commencer par le respect élémentaire de soi-même !

lundi 27 octobre 2025

L'esprit de justice récompensé !

 "Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie" écrivait le journaliste engagé, épris de justice, Albert Londres.

C'est en son honneur que fut crée en 1933, le prix Albert Londres, récompensant le journalisme d'investigation de terrain de reporters à la fois audacieux et exigeants.

Cette année, pour la 87 ième édition, les récompenses se sont déroulées à Beyrouth au musée national du Liban (où elles n'avaient pas pu se dérouler en 2024), pour révéler le subtil talent journalistique de Julie Brafman, chroniqueuse judiciaire à Libération pour son recueil : "le vertige de l'aveu" ; il relate dix enquêtes judiciaires et ses coulisses entre les différentes parties, écrites comme des nouvelles, d'une plume ciselée où chaque mot pèse.

Reconnaissance assez exceptionnelle dans cette catégorie journalistique si spécifique  d'une chroniqueuse judiciaire.