
A la mort de sa femme, Antoine découvre dans une lettre les liaisons de sa brave Lucette avec le patron d'une usine d'anti-dépresseurs à Moissac dans le Tarn : son sang ne fait qu'un tour et il décide d'aller régler ses comptes au patronat, cinquante ans plus tard, en Toscane.
Si la première partie démarre au quart de tour, et que nos trois " vieux beaux " gardent encore leur cœur bien accroché, la chute de l'histoire ( car l'intrigue existe, même si parfois téléphonée ) sauve un peu l' essoufflement du rythme de la seconde partie.
Dérision oblige, on sourit volontiers face à l'énergie déployée par ces " seniors ", un peu trop prompts à oublier leurs casseroles ! C'est sans compter la sagacité de la jeune petite fille d'Antoine,
enceinte jusqu'aux dents dont je ne sais qui, qui réactivera certaines mémoires endormies ; marionnettiste de son état, son savoir-faire artistique apportera la touche poétique et finale à cet épineux règlement de comptes à rebours.
C'est la petite fille d'Antoine, Sophie ( Alice Pol, étonnante ) qui tente de maîtriser tant bien que mal tout ce petit monde débordant d'énergie.
A noter la profondeur du rôle joué pendant l'occupation de Myriam Boyer , mise à l'écart et surnommée à tort " Poulboche " : ce bouc émissaire permettra pourtant la rédemption - certes tardive - de ces trois drôles de zèbres. Qui l'eût cru ?
Un film qui donne envie de vieillir le plus longtemps possible ! A défaut de mourir de rire.
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