lundi 4 novembre 2019

Identité plurielle !

Changement d’appellation contrôlée pour ce blog qui fait peau neuve avant l'hiver, à défaut du printemps !

A l'instar des identités ( remarquables ou pas ! )  qui évoluent au fil de la vie, changent parfois de patronyme, volontairement ou pas, l'image de la mosaïque semble mieux correspondre aux réalités du moment.

L'identité fluctue, par les interactions diverses et variées, de tous horizons, et son édification n'est qu'une somme de strates successives.

Son unicité provient de l'agencement spécifique à chacun, de ces différentes pièces de puzzle.
D'où l'homophonie avec la mosaïque.

Le  "Hic" constituant parfois les grains de sable, de sel ou de folie qui redonnent des couleurs.

Le "Hic" comme un "caillou" dans la chaussure qui parfois gène, empêche d'avancer mais permet aussi de mieux se recentrer ; enfin ce drôle de "Hic" autorise parfois son contournement pour dépasser l'obstacle et découvrir autre chose. Ailleurs. Plus loin.
Là-bas, si j'y suis ?


mercredi 30 octobre 2019

MAGIC MIRRORS ?

La tête à l'envers
Création d'Anne-Marie Simon. Bordeaux.
Dans le miroir magique ?
Traversée du miroir
A l'envers, la tête.

Jongleurs, circassiens
de tout crin,
Tournent en rond
Sur la piste aux étoiles.

Pouvoir maléfique,
De la marâtre,
Pas vraiment Blanche
Comme neige

Qui fond au soleil
De minuit,
A midi,
La tête à l'endroit.

mardi 29 octobre 2019

A Robert ( " Lorsque les ombres s'allongent " écrivait-il )

A la Saint Narcisse,

Drôle de chapelle sur l'île,
Brouillard aux quatre chemins,
Les adieux du Palais. Photo Hélène Samzun-Dehaspe
Une âme s'est éclipsée
A la messe de l'éternité.

Matière à ne pas rire,
A la table des bonnes
Manières. Mais
L'esprit volatile

Flotte dans l'univers,
Facétieux et amer,
Entre lui et la matière,
Fin de la guerre.

En  sa présente absence,
Absente , bien présente
Je reste à ma place.
 "CARPE DIEM" *

PATLOR

*le conseil qu'il m'avait écrit à l'occasion des voeux.

jeudi 17 octobre 2019

" la mouche " des carrières de lumière par BERNARD FAURE


                CARRIERES de LUMIERE,

C’est une drôle de position que de devenir une mouche posée sur la toile d’un peintre !
C’est ainsi que l’on peut résumer l’expérience de la cathédrale d’images.
On passe du sombre « des mangeurs de pommes de terre » à la luxuriante couleur du champ de blé aux corbeaux.
Ainsi s’enchaîne tout au long de la projection, le choc frontal des couleurs, du jaune apaisant de la chambre arlésienne avec ses murs bleus, des nuits étoilées aux mille petits soleils irradiant un fond marine aussi profond que l’eau du Rhône.
Il y a aussi les nombreux portraits dont celui du père TANGUY, le vénéré fournisseur de tubes de couleurs et la série des autoportraits, tous différents mais avec la constance du regard halluciné de VINCENT.
Et puis il y a le contraste entre l’entrain rayonnant des tournesols, petits soleils végétaux, ou encore le foisonnement mauve des iris, qui célèbrent la vie et l’appel lugubre de l’au-delà qui hante le peintre mystique.
Et quand l’église d’AUVERS résonne de cet écho céleste, ce sont les corbeaux luisants du champ de blé qui se chargent d’emporter l’âme de VINCENT…
Et les mouches redeviennent des bipèdes dés la lumière revenue !


SPECTACLE AUDIO-VISUEL, VINCENT VAN GOGH, 1853-1890,
Visite des Carrières de lumière par Bernard Faure


mardi 15 octobre 2019

"Au nom du père" ...

Tel aurait pu s'intituler le dernier film d'Edouard BERGEON qui fait apparemment un tabac au box office.
"Au nom de la terre" aborde l'épineux sujet du monde agricole et de sa difficile évolution durant ces 40 dernières années. Tiré d'une histoire vraie, ce film "coup de poing", s'il aborde de l'intérieur l'insoutenable vie des agriculteurs actuels, contraints de s'endetter pour cette sacro-sainte capacité d'adaptation chère au monde anglo-saxon, aborde aussi l'intimité d'une relation père-fils où la transmission dysfonctionne.
Pierre (Guillaume Canet), revenu  du Wyoming reprendre la ferme familiale après son mariage avec Claire attend une éternelle reconnaissance de son père, excellentissime Rufus, replié sur le passé et décourageant par sa psychorigidité.
Deux drames intrinsèquement liés sont donc simultanément  déroulés dans cette saga familiale : au départ cette famille avait  tout pour être heureuse, comme le dit souvent la "vox populi".
Tout, sauf peut-être l'essentiel : un environnement "intime" et extérieur, tous deux défavorables, voire toxiques pour la bonne évolution à long terme.
Les conditions des "paysans" comme les nomment encore le  vieux père, aigri et figé, ou des nouveaux "entrepreneurs" comme le souhaiterait Pierre, sont décrites et tout y passe : la grande distribution qui spolie les agriculteurs, les sociétés agro-alimentaires qui les poussent à s'agrandir, sans foi ni loi, la solidarité paysanne qui en prend un sacré coup, la solidarité familiale coûte que coûte.
Tiré d'une histoire vraie d'un fils qui retrouve à 17 ans son propre père empoisonné dans ses bras, face à un grand- père inflexible, ce film réveille tout un chacun de sa torpeur ou de ses préjugés.
A l'heure des ronds-points et des gilets jaunes, ces agriculteurs, eux, n'auront pas le temps de s'arrêter pour protester. Ou s'ils s'arrêtent, c'est hélas définitivement.
Que ceux qui parlent de "jacqueries" aillent de toute urgence découvrir la réalité de terrain !