mercredi 15 avril 2026

La verve qui peut sauver du silence ?

   Lundi 13 Avril dernier, collégiens et lycéens se sont fait brillamment remarquer au Sénat par leur prestation oratoire : le résultat d'un beau travail de valorisation de leurs capacités acquises de réthorique, persuasion et défense de leur liberté d'expression. 

Le film, le Brio, traite de ce sujet.

Pour sa huitième édition, le concours d'éloquence de la jeunesse  permet à tout jeune ( ouvert jusqu'à 30 ans) dont le groupe est porteur du projet  d'exercer ses talents oratoires :  les effets secondaires ou collatéraux pourront favoriser par la suite sa communication  avec autrui,  développer sa confiance en lui-même et pourquoi pas défendre ses droits, le cas échéant ? 

A la genèse de ce projet, une association "Coopérative Indigo" imaginée par Stéphane de Freitas, qui débute à Saint-Denis, Nanterre et Limoges. Au fil des ans, l 'idée s'est élargie et concrétisée au niveau de la Francophonie et à l'international. Et de recruter des salariés pour cette petite graine qui a su germer sur un plan mondial.

L'occasion pour les jeunes de tous horizons d'apprendre le Respect, la Bienveillance et le Dépassement de soi par une écoute active en se révélant par la prise de parole, au delà de leur timidité souvent répandue.

Si cette initiative peut susciter évidemment quelques vocations professionnelles à l'avenir, elle permet  déjà à chacun des volontaires de vivre et défendre à haute voix la liberté d'expression si chère à la France, de la canaliser dans des conditions d'apprentissage et un cadre positif.

D'avancer avec cadre bienveillant et confiance en soi.

vendredi 10 avril 2026

Compostelle ou le " présent du présent " !

Ce n'était pas une blague ce 1er avril dernier, la sortie du film " Compostelle " de Yann Samuell !

Une belle surprise de presque deux heures en tous cas pour ce début de printemps  qui aborde un sujet universel déjà traité de mille façons, et celle-ci en est une efficace, et bien plus encore.
Servi par deux acteurs que tout oppose, Alexandra Lamy (Fred) en mère désabusée et Julien Le Berre (Adam, ça ne s'invente pas) en manque total de repère, le scénario nous mène du Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de Compostelle par la via Podiensis en traversant les sublimes paysages occitans. Les deux  cheminements parallèles et complémentaires du jeune Adam et de Fred, l'enseignante mise à pied pour une gifle, reflètent ici toutes les modifications intérieures en correspondance avec les diversités extérieures des paysages sauvages époustouflants, à commencer par la traverseé de l'Aubrac. Cette marche dite "de rupture" pour Adam reste sa seconde chance pour éviter l'incarcération fatale après ses délits de mineur.

Un film qualifié de "comédie" qui n'en n'est pas vraiment une dans le sens où l'intrigue sociale se joue souvent sur le fil du rasoir. L'auteur retrace avec subtilités les affres intérieures et extérieures des pèlerins en chemin qui ne s'engagent jamais vraiment par hasard sur ce défi, croyants ou non croyants. Moins d'un quart des 70000 pèlerins par jour ne se lancent dans ce marathon hors norme pour des raisons strictement religieuses. La majorité déroule un fil spirituel le long du parcours, au gré des rencontres, de l'ouverture sur l'inconnu et du dépassement de soi.

Plus largement, ce "Compostelle" du 1er Avril 2026, grâce à ses multiples lectures possibles, invite le public à se mettre en marche, quelque soit la distance à parcourir ! Sinon à croire en Dieu à croire au moins en ses possibilités, ce qui reste déjà un bon début !